Artcurial donne rendez-vous aux amateurs d’art pour la Monaco Auction Week
- Par Valérie Noriega --
- le 30 juin 2026
La Principauté accueillera du 6 au 8 juillet une nouvelle édition de la Monaco Auction Week. La maison de ventes Artcurial organise six ventes aux enchères à l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo, précédées d’une exposition ouverte au public depuis le 4 juillet.
Pendant trois jours, collectionneurs, amateurs d’art et curieux pourront découvrir plusieurs centaines de pièces réparties en cinq spécialités : horlogerie de collection, joaillerie, sculptures, maroquinerie de luxe et sacs Hermès.
Le programme débutera lundi 6 juillet avec deux vacations consacrées à la joaillerie puis aux montres de collection. Des modèles signés Rolex, Vacheron Constantin, Piaget ou F.P. Journe seront proposés aux enchères, avec des estimations allant de quelques milliers à plus de 100 000 euros.
Mardi 7 juillet, la première partie de la vente de joaillerie sera suivie d’une vacation dédiée aux sculptures monumentales. Parmi les œuvres présentées figurent notamment un Pouce de César, estimé entre 500 000 et 800 000 euros, ainsi que des sculptures de Jean-Michel Folon et Claude Gilli.
La semaine s’achèvera mercredi 8 juillet avec une vente consacrée aux sacs Hermès et aux accessoires de luxe, avant la seconde partie de la vente de joaillerie. Un Birkin Himalaya en crocodile blanc figure parmi les lots les plus attendus, avec une estimation comprise entre 100 000 et 150 000 euros.
ROLEX COMEX : La montre de la première femme scaphandrier aux enchères
Artcurial présentera le 7 juillet une Rolex Sea-Dweller COMEX 3497 exceptionnelle, non pas uniquement pour sa rareté horlogère, mais pour l’histoire singulière de sa propriétaire.
Scaphandrière, pilote
et technicienne
©Archives personnelles
Muriel Sivazlian
Cette montre ayant appartenu à Muriel Sivazlian, première femme scaphandrier sous-marinier de France est estimée 80 000 –120 000 €.
Entrée à la COMEX (la Compagnie Maritime d’Expertise), entreprise pionnière de la plongée industrielle profonde fondée à Marseille en 1962, comme timonier et plongeur de bord, elle y fera une carrière hors norme : scaphandrier technicien hyperbare, pilote de sous- marins civils, instructeur. Une trajectoire tracée à la force du caractère, dans un monde exclusivement masculin. La montre qu’elle portait au poignet porte la double marque de cette aventure : le logo
COMEX gravé sur son cadran et la gravure nominative sur son fond de boîte, comme l’exigeait le protocole rigoureux de la compagnie marseillaise pour chacun de ses plongeurs. Un registre qui fait d’elle une pièce traçable et authentifiée.
Le partenariat Rolex-COMEX, noué dans les années 1970 à l’initiative d’André Heiniger et d’Henri Germain Delauze, est l’une des collaborations les plus mythiques de l’horlogerie. C’est notamment dans les caissons hyperbares de la COMEX que Rolex mit au point sa célèbre valve à hélium, innovation brevetée devenue l’une des signatures techniques de la Sea- Dweller. Jusqu’à sa fin en 2008, ce partenariat n’aura produit qu’un nombre très limité de montres, toutes destinées à des plongeurs professionnels en mission, faisant des Rolex COMEX parmi les pièces les plus recherchées par les collectionneurs aujourd’hui.
Celle-ci incarne une double rupture symbolique : celle d’une femme qui s’est imposée dans l’univers impitoyable de la plongée industrielle profonde, et celle d’une maison horlogère qui a repoussé les limites du possible à 300 mètres de profondeur.