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9 janvier 2020

Chantier Naval Pasqui :
Chantier Naval Pasqui : une renommée mondiale fondée sur l'amour du métier
Marion ROLLAND- JRI Petites Affiches
Les Petites Affiches

Depuis des années, le propriétaire Gilbert Pasqui est maître en la matière. Il explique aujourd’hui que pour être charpentier, il faut avant toute chose, être passionné.

Le chantier Pasqui de Villefranche-sur-Mer est mondialement connu pour ses restaurations de bateaux. Retaper une épave afin de la remettre à neuf : c’est, depuis plus de cinquante ans, la mission du chantier naval Pasqui. Gilbert Pasqui, le propriétaire des lieux, est expert en la matière. Depuis son plus jeune âge, il construit et rénove des bateaux "je suis tombé dans ce métier quand j’étais gosse, j’apportais le déjeuner à mon père qui faisait des bateaux à l’ancienne réserve de Nice, j’ai voulu faire comme lui" explique le vieil homme. Et en effet, dès qu’il a pu, il a ouvert son propre chantier "je suis venu m’installer à Villefranche, pour le grand espace et la longueur des hangars".

Un métier, une passion

Le chantier naval Pasqui est internationalement connu pour deux choses : la qualité de rénovation des bateaux classiques (c’est-à-dire des bateaux en bois) et aussi et surtout pour la performance de ses mâts : "Grâce à nos mâts, qui sont extrêmement performants, nos bateaux gagnent les régates, explique-t-il, le dernier que j’ai réalisé mesurait plus de 36 mètres de long, il faut donc beaucoup de place pour pouvoir le créer".
En plus de la place, il faut aussi du temps. Intérieur, peinture, mât, contour : la restauration est totale, "quand on reçoit un bateau, c’est une épave, on a juste une coque nue et c’est à nous de reconstruire le reste" ajoute-t-il. Un savoir-faire unique qui se transmet au fil du temps : "je forme automatiquement mes ouvriers. L’école, c’est bien, mais on ne peut pas apprendre à faire les choses juste avec de la théorie. À 71 ans, on a des années d’expérience, rien de tel pour "enseigner" aux jeunes. Bientôt, ce sont mes employés qui prendront la relève". Mais avant toute chose, Gilbert Pasqui transmet l’amour du métier "il faut aimer. Pour trouver des bateaux à rénover, j’ai dû voyager partout, en Turquie, aux États-Unis, en Angleterre, en Norvège etc, cela demande du temps et beaucoup d’amour et c’est justement cela qui est beau dans ce métier".

Le projet "Saint-Vallier"

Même après 60 ans de métier, la passion reste aussi forte.
Depuis quelques mois, Gilbert Pasqui a pris la décision de ne plus toucher aux bateaux des clients. Mais il lui reste une mission à terminer : "J’ai racheté un bateau, le Saint-Vallier, que mon père a construit dans les années cinquante. Un bateau magnifique, il était très fort mon père. Aujourd’hui, je le retape, annonce-t-il ému, quand j’étais petit je me souviens qu’à mes heures perdues, je l’aidais déjà à le nettoyer et je me disais, "ce bateau un jour, il faudra que je le récupère". Cela fait dix ans qu’il a retrouvé le chef-d’œuvre de son père, mais par manque de temps, les réparations ont peu avancé. Cédant petit à petit son chantier, le charpentier décide de se concentrer sur ce projet qui lui tient à cœur : "Quand je l’ai récupéré, il était horrible, rempli d’eau, complètement détruit. Aujourd’hui, je ne m’occupe que de lui. Encore un an de travail et il sera comme neuf !".

Un dernier travail à accomplir avant de passer la main à ses employés.

Gilbert Pasqui est en pleine rénovation du bateau "Saint-Vallier "construit par son père (DR MR)

Visuel de Une : une vue de l’atelier où sont construits les mâts !

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