PAR+ : pour des travaux

PAR+ : pour des travaux de rénovation énergétique

Vous souhaitez isoler votre logement, remplacer des fenêtres en simple vitrage ou changer une chaudière au fioul ? Le prêt avance rénovation (PAR+), ou prêt avance mutation à taux zéro, permet d’aider les propriétaires pour la rénovation énergétique de leur résidence principale. Comment l’obtenir ? Pour quels logements ? Quelles sont ses caractéristiques ? On vous répond.

Le prêt avance rénovation à taux zéro (PAR+), aussi appelé « prêt avance mutation  », est un prêt hypothécaire permettant aux propriétaires de financer certains types de travaux de rénovation énergétique dans leur logement. Son remboursement s’effectue in fine, c’est-à-dire en une seule fois, lors de la revente du bien ou au moment de la succession. Il est sans intérêts pendant les dix premières années de l’emprunt. Notez qu’il ne peut être accordé qu’un seul prêt par logement.
Pour être éligible au PAR+, le logement doit être construit depuis au moins deux ans, occupé à titre de résidence principale par l’emprunteur qui en est propriétaire. Ce prêt peut également être obtenu pour le compte du syndicat de copropriétaires, dont est membre l’emprunteur, sur les parties et équipements communs ou sur les parties privatives en cas de travaux d’intérêt collectif prévus au f de l’article 25 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 dans la copropriété dont fait partie un logement dont est propriétaire l’emprunteur.
Le PAR+ est par ailleurs soumis à condition de ressources. Il s’adresse aux ménages relevant des catégories de ressources « modestes » et « très modestes » établies par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Les plafonds de ressources applicables aux bénéficiaires d’offres de PAR+ ont été réévalués au 1er janvier 2026.

Pour quels travaux ?

Ce prêt est destiné à couvrir trois grandes catégories de travaux : ceux correspondant à au moins une action efficace d’amélioration de la performance énergétique du logement ou du bâtiment concerné, parmi les actions listées par le code de la construction et de l’habitation ; ceux permettant d’atteindre une performance énergétique globale minimale du logement ; enfin, les travaux de réhabilitation de votre système d’assainissement non collectif par des dispositifs ne consommant pas d’énergie.
Le plafond maximum de financement est fixé à 50 000 euros selon la nature des travaux. Le PAR+ est accordé à taux zéro. Les bénéficiaires n’ont donc aucun intérêt à verser pendant les dix premières années de l’emprunt. Au-delà de cette période, des intérêts s’appliquent, au taux fixé librement par l’établissement prêteur lors de la signature du contrat.
Pour bénéficier du prêt avance rénovation, vous devez faire appel à un professionnel reconnu garant de l’environnement (RGE). Pour cela, consultez l’annuaire proposé par France Rénov’ afin d’identifier un professionnel RGE près de chez vous.
Le PAR+ peut être proposé par un établissement de crédit, une société de financement ou une société de tiers-financement ayant signé une convention avec l’État. Une fois les travaux définis et l’entreprise RGE identifiée, vous devez déposer votre dossier de demande de prêt auprès de l’un de ces établissements. Notez également que vous devrez transmettre des pièces justificatives à l’appui de votre demande et à l’issue de la réalisation des travaux.
Il est possible de cumuler un prêt avance rénovation à taux zéro avec l’éco-prêt à taux zéro (PTZ) à condition de financer des postes de travaux différents.

C’est important

 Tant que le prêt n’est pas intégralement remboursé, le logement en bénéficiant ne peut être ni transformé en local commercial ou professionnel, ni affecté à la location, ni utilisé comme résidence secondaire.
 Les travaux financés par le prêt doivent être réalisés dans un délai de trois ans à compter de la date d’émission de l’offre de prêt.

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