À Cotignac, la coordination des secours a sauvé le village
- Par Gilles Carvoyeur --
- le 22 juillet 2026
Jean-Pierre Véran, le maire de Cotignac a salué la mobilisation des sapeurs-pompiers et la coordination des services qui ont permis de sauver le village face à un incendie dévastateur, malgré des accès complexes.
La commune de Cotignac a frôlé la catastrophe. Le maire de la localité a exprimé ce mercredi 22 juillet 2026 sa profonde gratitude envers l’ensemble des acteurs mobilisés, dont le Contrôleur Général et Monsieur le Préfet du Var, pour une intervention cruciale qui a permis de préserver le cœur historique et culturel du village des flammes. « Je tiens à saluer déjà l’engagement des sapeurs-pompiers sous la conduite du Contrôleur Général. Monsieur le Préfet du Var, on a fait un gros travail ensemble, je crois qu’il faut le dire », a déclaré le maire de Cotignac.
« Cette coordination a permis de sauver le village parce que c’est vrai que j’ai eu très peur », a-t-il poursuivi.
Une protection vitale pour le patrimoine local
Le premier édile a souligné l’importance stratégique des lieux menacés par le feu. L’incendie progressait vers des sites emblématiques et profondément enracinés dans l’histoire et la culture de Cotignac. Parmi eux, Notre-Dame de Grâces et le Monastère de Saint-Joseph, des « deux entités fortes culturelles, cultuelles » selon ses mots, se trouvaient directement sur la trajectoire des flammes, le long d’une bande de crête surplombant le village. « Parce qu’on a des lieux stratégiques, alors c’est pas pour parler des deux entités fortes culturelles, cultuelles que sont Notre-Dame des Grâces et le Monastère de Saint-Joseph, mais c’est une bande, une crête sur le village », a-t-il expliqué. « Et effectivement si on n’avait pas défendu cette partie-là, tout le village fermait », a-t-il averti, mettant en lumière l’ampleur du danger évité.
Les premières évaluations des dégâts potentiels, évoquant une dizaine ou une quinzaine de maisons menacées, se sont rapidement révélées sous-estimées. La réalité sur le terrain était bien plus alarmante.
« Là, on a parlé de maisons de 10 ou 15 maisons, c’était 50 à 100 maisons qui partaient entièrement », a rectifié le maire, illustrant la virulence du brasier et la capacité de propagation rapide des flammes.
L’intensité du brasier et la réponse d’urgence
Bien que le cœur historique ait été épargné, d’autres secteurs de la commune ont subi des pertes. Le maire a ainsi mentionné que « deux maisons qui ont été entièrement brûlées » à l’entrée du village, dans une « zone U », une zone d’activité, une « zone d’activité ». Ce sinistre localisé témoigne de la force impitoyable de l’incendie.
« Je crois que c’est un point fort qu’il faut souligner parce que ça veut dire en clair que le feu, il est vraiment très, très, très, très fort », a-t-il insisté, décrivant la puissance exceptionnelle des flammes.
Face à un tel ennemi, des moyens considérables ont été mobilisés. Le maire a rappelé le déploiement de « 1 200 soldats du feu », un chiffre qu’il a tenu à souligner pour l’importance de son impact sur le terrain. « Et les moyens qui ont été mis, je crois qu’il faut saluer tous les engagements sur le Contrôleur Général, Monsieur le Préfet parce que 1 200 soldats du feu, vous l’avez dit, c’est important de le souligner », a-t-il précisé.
Des accès complexes, un défi constant
Cotignac, souvent loué comme « un des plus beaux villages de France », présente une topographie qui, si elle contribue à son charme, constitue également un véritable défi pour les opérations de secours. Les « chemins très étroits » de la commune, combinés à la présence d’un imposant « beau rocher de 400 mètres de large et 400 mètres de haut », compliquent l’acheminement et la manœuvre des équipements modernes des pompiers, dont la taille et le poids sont aujourd’hui significatifs. « Le village de Cotignac est un beau village mais il y a des chemins très étroits. Les véhicules aujourd’hui ils sont très importants et c’est il faut en tenir compte parce que les gens vous disent ne serait-ce que pour entrer on l’a vu tout à l’heure au cœur du village bien ça tourne », a-t-il expliqué, faisant référence aux manœuvres délicates au cœur du village. « Mais je crois que on a encore pour partie des problèmes parce que les difficultés d’accès sont bien là », a-t-il reconnu, insistant sur la nécessité de prendre en considération ces contraintes spécifiques dans la planification des interventions.
Certains habitants pourraient, de fait, critiquer l’impression de ne pas avoir été suffisamment protégés. Le maire a rappelé que l’étendue du territoire rend impossible une présence simultanée « de partout ».
Solidarité intercommunale et reconnaissance des efforts
Le maire de Cotignac a exprimé sa profonde reconnaissance envers le dévouement des sapeurs-pompiers. « Je salue le travail qui est fait par les sapeurs-pompiers parce que c’est méritant, c’est méritoire », a-t-il affirmé.
Il a également souligné le soutien de ses pairs et des élus régionaux, mentionnant spécifiquement la présence de « mon collègue le vice-président du Conseil régional qui est à nos côtés, du maire effectivement de Pontevès ».
Il a tenu à adresser un message de remerciement à l’ensemble de ses collègues maires, en particulier ceux du Var, dont il a été l’ancien président. Il a reçu « beaucoup de soutien des maires de tout le secteur », un appui qu’il a qualifié de fondamental.
« Désolé de pas leur répondre parce que je suis aujourd’hui préoccupé par le feu, mais qu’ils sachent que j’apprécie particulièrement leur soutien qui pour moi est un réconfort important et conséquent », a conclu le maire de Cotignac, soulignant l’importance de cette solidarité dans les moments de crise.
#Feu #GrosBessillon | Mercredi 22 juillet - 12h00
Le point de situation
> Le feu ne progresse plus mais des foyers restent actifs dans son périmètre
> Bilan provisoire : 50 maisons impactées, 10 maisons détruites par les flammes. pic.twitter.com/CxA7rB7sey— Préfet du Var (@Prefet83) July 22, 2026
