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Affaire de la « tête de cochon » : le maire de Nice Éric Ciotti demande à se constituer partie civile

Après les révélations publiées mardi par Nice-Matin dans l’affaire dite de la « tête de cochon », le maire de Nice, Éric Ciotti, a demandé à son avocat, Me Franck de Vita, de formaliser sa constitution de partie civile dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur ces faits.

Cette démarche vise à permettre à l’ancien candidat aux élections municipales niçoises de faire valoir ses droits dans une enquête portant sur des soupçons d’actions menées en marge de la campagne municipale. Selon les informations publiées par Nice-Matin, un dispositif parallèle aurait été organisé autour de la campagne officielle de Christian Estrosi. Une équipe officieuse aurait notamment été chargée d’intervenir sur les réseaux sociaux, de créer des pages présentées comme des « pages de fans » et de diffuser des contenus hostiles visant Éric Ciotti.
Toujours selon ces révélations, un budget de 50 000 euros aurait été consacré à la promotion payante de ces contenus sur la plateforme Meta. L’un des protagonistes cités dans l’enquête affirme également qu’il lui aurait été demandé de produire, à l’aide de l’intelligence artificielle, de fausses vidéos ainsi qu’un faux enregistrement mettant en scène Éric Ciotti, Cyril Hanouna et Vincent Bolloré. Le même protagoniste évoque par ailleurs une possible promesse de marché public à la Métropole Nice Côte d’Azur, d’un montant de deux millions d’euros, qui lui aurait été faite, ainsi qu’à l’un de ses associés, en cas de victoire de Christian Estrosi.
Ces éléments devront être vérifiés par la justice dans le cadre de l’instruction en cours.

Éric Ciotti précise dans son communiqué du 4 août ne tirer aucune conclusion définitive des seules révélations de presse et indique faire confiance aux magistrats instructeurs pour établir la réalité des faits, confronter les différentes versions, déterminer l’origine des financements engagés et identifier les éventuelles responsabilités. Le maire de Nice estime toutefois que, si les faits rapportés venaient à être confirmés, il aurait subi un préjudice direct dans le cadre de la campagne électorale. Il affirme avoir été la cible d’attaques « d’une violence inouïe » et considère que certaines d’entre elles pourraient avoir été conçues, financées ou coordonnées dans le but de lui nuire et d’influencer le scrutin. « Les Niçois ont le droit de savoir si leur vote a été manipulé  », affirme Éric Ciotti, qui dit vouloir laisser à la justice le soin d’établir les faits.
L’information judiciaire devra désormais déterminer la réalité des opérations évoquées, leur financement, leur éventuel lien avec la campagne municipale et les responsabilités des personnes impliquées.

Photo de Une : ©SG