Alpes-Maritimes : Patricia Demas alerte sur la pénurie de postes d’internes en médecine
- Par Valérie Noriega --
- le 4 septembre 2026
La répartition des postes d’internes en médecine suscite l’inquiétude dans les Alpes-Maritimes. Dans un courrier adressé aux ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur, Patricia Demas, sénatrice des Alpes-Maritimes, et Alain Milon, président de la Fédération hospitalière de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (FHP PACA), demandent que davantage de postes soient attribués à la faculté de médecine de Nice.
Cette démarche fait suite à l’arrêté gouvernemental pris le 4 août dernier, qui fixe notamment la répartition des postes d’internes pour les prochaines années. Selon la sénatrice, la faculté de Nice demeure « parmi les moins bien dotées de France ».
70 futurs spécialistes contraints de se former ailleurs
Patricia Demas met en avant une conséquence concrète de cette répartition : 70 futurs médecins spécialistes devraient être contraints de partir se former dans une autre région, faute de postes disponibles à Nice. Une situation que la sénatrice juge d’autant plus préoccupante que les besoins en médecins spécialistes augmentent dans les Alpes-Maritimes. Le département fait notamment face à des tensions dans les services d’urgences et à des difficultés d’accès aux soins.
Pour Patricia Demas et Alain Milon, l’enjeu dépasse donc la seule question de la formation des étudiants. Augmenter le nombre de postes d’internes à Nice permettrait aussi de renforcer, à terme, le nombre de médecins spécialistes susceptibles d’exercer dans le département.
Dans leur courrier, les deux responsables demandent ainsi au gouvernement de revoir à la hausse le nombre de postes proposés à la faculté niçoise. La sénatrice des Alpes-Maritimes assure enfin son soutien aux étudiants concernés par cette situation. « Nos futurs soignants peuvent compter sur notre entier soutien », écrit-elle dans son message publié sur les réseaux sociaux.