Elections : procédures

Elections : procédures facilitées pour les procurations

Alors que le maintien ou le report des élections départementales et régionales agitent le « microcosme » politique, que Gérard Larcher saisirait le Conseil Constitutionnel en cas de report alors que de nombreux élus comme les maires d’Antibes et de Cannes ou Eric Ciotti demandent le maintien aux dates prévues (les 13 et 20 juin), le ministère de l’Intérieur annonce mettre en place une télé-procédure pour les procurations de vote.

Ce système baptisé « Maprocuration » est partiellement dématérialisé. Il est complémentaire à la procédure « papier » d’établissement des procurations de vote qui va perdurer pour les électeurs qui ne peuvent ou ne souhaite pas utiliser la voie numérique.

« Maprocuration représente un gain d’efficacité et de confort pour tous les acteurs de la chaîne » indique le Ministère qui énumère ses avantages : les électeurs pourront désormais faire leur demande de procuration en ligne depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, le travail sera simplifié pour les services municipaux chargés des élections, l’usager sera informé par courrier électronique de l’avancée de sa procédure et sera assuré de la bonne prise en compte de sa procuration, même si elle est faite peu de temps avant l’élection.

Enfin, les 100 000 policiers et gendarmes habilités devant lesquels les électeurs devront toujours se présenter pour limiter les risques de fraude seront mobilisés moins longtemps pour les vérifications nécessaires.

Faciliter la mise en œuvre des procurations est l’un des moyens de lutter contre l’abstention électorale qui continue de progresser, scrutin après scrutin. Les Départementales et Régionales, désormais couplées, n’échappent pas à cette érosion du devoir civique.

Le Parlement va trancher sur le maintien ou le report des dates des prochaines consultations

L’an dernier, au début de la pandémie, Il avait été « en même temps » été reproché au gouvernement d’avoir maintenu le premier tour des municipales et déplacé le second tour… Prise en compte de la réalité sanitaire ou déni démocratique : les arguments des uns et des autres ne manquent pas pour politiser un sujet, certes sensible, mais avant tout imposé par la crise sanitaire.

Photo de Une : illustration DR

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