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Grasse réaffirme son opposition au projet d’usine de mâchefers au Bar-sur-Loup

Le conseil municipal de Grasse du 22 juin a adopté une motion réaffirmant son opposition à l’implantation d’une usine de traitement des mâchefers sur le plateau de la Sarrée, au Bar-sur-Loup. Une position portée par le maire Jérôme Viaud, qui entend poursuivre la mobilisation malgré la récente décision du tribunal administratif de Nice.

La bataille contre le projet d’usine de traitement des mâchefers sur le plateau de la Sarrée est loin d’être terminée. Réuni en séance ce jeudi, le conseil municipal de Grasse a adopté une motion réaffirmant son refus de voir s’implanter cette installation au Bar-sur-Loup. À l’initiative du maire de Grasse, Jérôme Viaud, également président du Syndicat intercommunal de l’eau du Foulon (SIEF) et de l’Association des maires des Alpes-Maritimes, le texte vise à rappeler la détermination des élus du pays grassois face à un dossier qui suscite depuis plusieurs années une forte mobilisation des collectivités, des associations et des riverains.
« Un message clair »
Cette prise de position intervient quelques semaines après la décision du tribunal administratif de Nice d’annuler l’arrêté préfectoral qui s’opposait au projet. Une décision judiciaire qui, selon l’édile grassois, ne remet nullement en cause les inquiétudes exprimées localement. Au premier rang des préoccupations figure la préservation de la ressource en eau. Le site envisagé est situé au-dessus d’un secteur hydrogéologique jugé particulièrement sensible, susceptible d’alimenter à terme des réserves stratégiques pour le territoire. «  Nous ne pouvons prendre aucun risque lorsqu’il s’agit de préserver une ressource aussi précieuse  », estime Jérôme Viaud.
Les élus mettent également en avant les enjeux sanitaires liés à la qualité de l’air. La proximité de plusieurs zones habitées, notamment le secteur de Magagnosc, nourrit les craintes concernant les émissions potentielles générées par l’activité de traitement des résidus issus de l’incinération des déchets.
Autre sujet d’inquiétude : l’impact sur les infrastructures routières. L’augmentation attendue du trafic de poids lourds est perçue comme une menace supplémentaire pour la circulation, la sécurité et le cadre de vie des habitants déjà confrontés à d’importantes nuisances.
Dans un contexte marqué par les épisodes de sécheresse récurrents et les tensions croissantes sur les ressources hydriques, les élus jugent également incompatible la consommation d’eau nécessaire au fonctionnement de l’installation avec les impératifs de sobriété imposés au territoire. « Il ne s’agit pas d’une opposition de principe », souligne la municipalité, qui affirme fonder sa position sur la nécessité de préserver durablement l’environnement et la qualité de vie du pays grassois.
Par cette motion, le conseil municipal de Grasse entend adresser « un message clair » et maintenir la pression sur le plan administratif, institutionnel et juridique. Les élus assurent vouloir étudier et engager toutes les voies de recours possibles afin de défendre les intérêts du territoire.
Jérôme Viaud a enfin exprimé sa solidarité envers les habitants et les collectivités concernées, réaffirmant sa volonté de poursuivre, aux côtés des acteurs mobilisés, le combat contre ce projet controversé.

Photo de Une : ©Ville de Grasse