L’essentiel de l’actualité de ce mercredi 21 janvier
- Par Jean-Michel Chevalier --
- le 21 janvier 2026
UE – USA : le bras de fer
Le Parlement européen a suspendu hier le processus de ratification de l’accord commercial passé entre l’Union européenne E et les États-Unis alors que Donald Trump, qui veut faire main basse sur le Groenland, a menacé huit pays dont la France de nouvelles taxes douanières. Une partie des partis nationalistes a renoncé à ce gel, Jordan Bardella s’y déclarant de son côté favorable. À Davos, Emmanuel Macron a assuré qu’il n’y a pas de réunion du G7 prévue à Paris ce jeudi. « Il y a une disponibilité de la présidence française pour (en) faire une » a dit le président français dont des SMS privés envoyés à Trump ont été publiés par celui-ci. « L’Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l’État de droit, ce qui est un avantage ces temps-ci » a taclé Macron, rappelant que la France et l’Europe sont « attachées » à la « souveraineté nationale » et à la « charte » de l’ONU. « Nous préférons l’État de droit à la brutalité ». Pendant ce temps, alors que Trump veut contourner l’ONU en créant un nouveau ’machin’ à sa botte, Vladimir Poutine rigole en douce...
Les agresseurs d’une avocate condamnés
Un chef d’entreprise du secteur du BTP à Mayotte a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Mamoudzou à cinq ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé pour avoir commandité l’agression d’une avocate en 2015. Une peine d’amende de 75 000 euros et une interdiction d’exercer une activité commerciale pendant quinze ans ont également été prononcés. Trois autres prévenus de cette affaire ont été condamnés à des peines allant de 30 mois à cinq ans d’emprisonnement pour avoir exécuté le guet-apens demandé par le chef d’entreprise. L’entrepreneur, qui a toujours clamé son innocence, a annoncé faire appel. L’avocate avait été attaquée à l’entrée de son cabinet mais c’était en fait une de ses consœurs qui était visée.
Journées portes ouvertes à Université Côte d’Azur
Université Côte d’Azur organise ses Journées Portes Ouvertes les 21, 24 et 28 janvier à destination des lycéens, étudiants et de leurs familles. Ces rendez-vous, organisés sur les différents campus, permettent de découvrir les formations, les lieux d’études et la vie universitaire, et d’échanger avec les équipes pédagogiques, les personnels d’orientation et les étudiants.
Pourrons-nous déjeuner au restaurant le 1er mai ?
Les restaurants craignent de devoir fermer en raison d’une loi examinée ce jeudi à l’Assemblée qui doit autoriser certains commerces de proximité à faire travailler leurs salariés ce jour là, à condition que ces derniers donnent leur accord par écrit. Comme elle s’appliquerait aussi aux restaurants, jusqu’ici autorisés à ouvrir sans cette condition, le Groupement des hôtelleries et restaurations redoute « un risque majeur de fermeture massive …) Sans l’assurance que chaque salarié sera présent, un restaurant n’ouvre pas ». Jusqu’à aujourd’hui, les établissements sont autorisés à rester ouverts le 1er mai, leurs salariés étant payés double. À l’origine de ce texte, les boulangers, dont certains avaient été verbalisés pour avoir ouvert le jour de la fête du Travail.
Lutter contre les crimes du cyberespace
La Commission a signé au nom de l’Union européenne la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité. Cette convention doit renforcer la capacité de l’UE à lutter contre ce phénomène de plus en plus prégnant avec ses partenaires internationaux de 115 pays, en établissant des normes mondiales dans le respect des droits fondamentaux. Elle comble ainsi une lacune importante dans la lutte contre les crimes à portée mondiale en criminalisant les actes tels que les abus sexuels en ligne sur enfants, la fraude en ligne et les attaques par rançongiciel (« ransomware »). Elle prévoit des mesures d’extradition des suspects et l’échange de preuves électroniques, ainsi que la criminalisation des infractions liées au cyberespace.