L'essentiel de l'actualit

L’essentiel de l’actualité de ce mardi 3 février

Fumata bianca pour le budget

On n’y croyait plus… «  La France a enfin un budget  » s’est réjoui Sébastien Lecornu hier soir qui a annoncé qu’il va saisir le conseil constitutionnel pour « s’assurer que la loi de finances est pleinement conforme à notre Constitution ». Avant cela, les deux motions de censure présentées par le RN et LFI ont été rejetées, ouvrant la porte à une adoption par le 49.3. Pour Lecornu, ce texte « n’est pas le texte du gouvernement (mais) le résultat d’un compromis parlementaire, intégrant des amendements de tous les groupes ». Pour l’hôte de Matignon, c’est «  un budget qui contient la dépense publique, qui n’augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises ». Après le vote du PS, la présidente des Insoumis à l’Assemblée Mathilde Panot a déclaré que son groupe n’a plus d’alliance avec le Parti socialiste : « ce vote marque une bascule très importante, le Parti socialiste confirme qu’il est entré définitivement dans un soutien sans participation au gouvernement ».

Grammy : Trump menace le maître de cérémonie

Il ne faut pas trop chatouiller Donald Trump, ni mettre son sens de l’humour à l’épreuve. Pour avoir, au cours de la soirée des Grammy Awards, fait allusion à l’affaire Epstein dans laquelle le nom de celui qui allait devenir président des États-Unis est cité, l’humoriste Trevor Noah s’est vu qualifié de « parfait raté ». « Prépare-toi, je vais bien m’amuser avec toi !  » a écrit Trump sur son réseau social alors que sa politique migratoire a été étrillée au cours de cette soirée mondaine. « Il semble que je vais envoyer mes avocats poursuivre ce pauvre maître de cérémonie pathétique, sans talent et complètement idiot, et le poursuivre pour beaucoup d’argent  ».

Nucléaire ; l’Iran disposée à négocier

Selon l’agence de presse Fars, le président iranien Massoud Pezechkian a « ordonné » l’ouverture de pourparlers sur le nucléaire avec les États-Unis, annonçant la tenue de discussions à une date indéterminée. Le ministère iranien des Affaires étrangères annonce être en train « d’examiner et de finaliser les détails de chaque étape du processus diplomatique », espérant « conclure dans les prochains jours ». Le régime de Téhéra, rejeté par une partie de la population, se sait menacé par une intervention américaine alors qu’une « armada » américaine croise dans la région et n’attend qu’un ordre de la Maison Blanche pour ouvrir le feu.

Uber vs Urssaf : bras de fer à 1,7 milliard d’euros

De quoi faire tousser le chef comptable d’Uber : pour l’Urssaf, l’application a « maquillé sciemment une relation salariale en contrat d’entreprise » après avoir étudié la situation de 71 000 chauffeurs ayant travaillé entre 2019 et 2022. L’organisme public réclame aujourd’hui… 1,7 milliard d’euros à Uber selon une information du journal Revue21. « Sous l’apparence d’une simple centrale de réservation, Uber est en réalité liée aux chauffeurs par un lien de subordination juridique » analyse l’Urssaf qui pointe un pouvoir de direction, de contrôle et de sanctions vis-à-vis des chauffeurs. La plateforme conteste vivement, en citant « de récents arrêts de la Cour de cassation (qui) ont confirmé leur statut d’indépendant et ainsi clarifié le cadre dans lequel nous opérons ».

Electricité : encore du changement dans les tarifs

Un an après la baisse de -15 % des tarifs réglementés de vente d’électricité, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) applique une nouvelle évolution tarifaire depuis le 1er février pour stabiliser voire légèrement diminuer le prix de l’électricité pour les particuliers (-0,8 % en moyenne). Par ailleurs, si les prix de gros de l’électricité reculent, cette baisse se traduit de moins en moins sur la facture finale. En cause : la fin du mécanisme ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) permettant à tous les fournisseurs alternatifs de s’approvisionner en électricité auprès d’EDF dans des conditions fixées par les pouvoirs publics et l’augmentation des coûts liés aux réseaux et aux taxes, qui limitent l’effet des baisses tarifaires observées après 2025.

Visuel de Une : L’Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros à Uber - illustration ©DR