L’essentiel de l’actualité de ce mardi 17 février
- Par Jean-Michel Chevalier --
- le 17 février 2026
Suicide probable du meurtrier présumé de Larissa
Mis en examen pour assassinat sur son ex-conjointe Larissa et pour tentative d’assassinat, l’homme d’origine tchétchène responsable présumé de ces faits odieux aux Moulins à Nice a été retrouvé mort dans sa cellule de la maison d’arrêt de Grasse. La victime, 39 ans, aurait été tuée à coups de couteau par son ex-conjoint tandis que sa fille de 17 ans avait été très grièvement blessée dans leur appartement. Une fillette de deux ans, qui se trouvait dans l’appartement au moment du drame, est ressortie indemne de cet épisode de violence. Le prévenu se trouvait sous surveillance en isolement. « La cause de son décès fait l’objet d’une enquête actuellement ouverte au parquet de Grasse dont nous attendons les conclusions, étant précisé que l’hypothèse du suicide a d’ores et déjà été avancée » a déclaré à Nice Matin son avocat Maître Paul Sollacaro.
Jack Lang - Epstein Files : perquisitions
Visé par une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravé », Jack Lang avait présenté sa démission de président de l’Institut du monde arabe, son nom et celui de sa fille étant cités dans les Epstein files, les deux ayant eu des relations financières dans un paradis fiscal avec le milliardaire américain. On apprenait hier qu’une perquisition a été lancée en fin de matinée dans les locaux de l’Institut à Paris tandis que des magistrats référents nommés pour analyser d’éventuelles infractions dans ce dossier travaillent « en coordination avec le Parquet national financier et en lien avec la direction nationale de la police judiciaire ».
Affaire Quentin Deranque
Soupçonné d’être impliqué dans le lynchage mortel à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a été suspendu hier « à titre conservatoire » de ses « droits d’accès et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire » a annoncé hier Yaël Braun-Pivet dans un communiqué. Elle a indiqué que, dans ce climat explosif autour de cette sombre affaire, sa présence dans l’hémicycle « pourrait entraîner un trouble à l’ordre public ». Jacques-Élie Favrot, qui réfute toute responsabilité dans ce crime, avait annoncé dès dimanche se « retirer de ses fonctions d’assistant parlementaire durant le temps de l’enquête » et « se mettre à la disposition de la justice ».
Six personnes auraient frappé le jeune homme
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse hier après-midi. Il est revenu sur les conditions dans lesquelles le jeune homme a été tué et a indiqué que la police a recueilli « plusieurs témoignages significatifs ». Six personnes masquées et cagoulées, en cours d’identification et dont 5 seraient identifiées à cette heure, sont impliquées dans cette agression mortelle selon le magistrat. Cette affaire met en ébullition le monde politique, de nombreuses voix mettant en accusation LFI pour un discours haineux, ce que le parti de Jean-Luc Mélenchon conteste. Une enquête pour homicide volontaire et violence aggravée a été ouverte.
Les braqueurs à 40 millions ‘récupérés‘
Deux braqueurs, qui s’étaient emparés de 40 millions d’euros en 2024 en détournant un fourgon de transports de fonds entre Lausanne et Genève ont été arrêtés par la brigade nationale de recherche des fugitifs. Ils avaient disparu dans la nature alors qu’ils étaient sous contrôle judiciaire après quatre ans de détention provisoire et n’avaient donc pas comparu à leur procès. Ils avaient écopé de 20 ans de réclusion criminelle pour récidive de vol à main armée devant la cour d’assises du Rhône. Ils ont été récupérés dans une planque dans un petit village près d’Annecy.