L'essentiel de l'actualit

L’essentiel de l’actualité de ce mercredi 4 mars

Golfe : la France s’implique dans la défense

Emmanuel Macron a annoncé hier soir que le porte-avions Charles de Gaulle et son escadre faisaient route vers la Méditerranée. Le fleuron de la Marine nationale vient de participer à des manœuvres de l’Otan dans le sud de la Suède. Au même moment, la frégate Languedoc est arrivée au large de Chypre où elle va participer à la défense de l’île et de la base aérienne britannique. Les Français et les Allemands se disent prêts à des actions défensives pour « neutraliser à la source  » les attaques de l’Iran sur les pays amis du Golfe et pour « sécuriser le ciel » au-dessus des bases françaises du Moyen-Orient. Des systèmes de défense antiaérienne ont également été déployés et ont abattu « en état de légitime défense » des drones.

Trump déçu par le Royaume-Uni et l’Espagne

Donald Trump se désole de constater que les relations entre les États-Unis et le Royaume-Uni « ne sont plus ce qu’elles étaient ». Il regrette que le Premier ministre Keir Starmer n’a pas soutenu les frappes contre l’Iran en ouvrant la base aérienne britannique de Chypre aux avions américains. Pour une fois, il a dit que « la France a été formidable, ils ont tous été formidables, le Royaume-Uni a été très différent des autres ». Disons que, de notre côté, les relations avec Washington « ne sont plus ce qu’elles étaient  » avant l’arrivée du 47e président, et que la confiance envers cet allié historique s’est envolée… Trump ne veut plus aussi « entendre parler de l’Espagne » et la menace d’un embargo depuis que Madrid a refusé l’accès à ses bases militaires à l’US Air Force.

Les États-Unis ferment des ambassades cibles potentielles

Les Américains ont fermé temporairement leurs ambassades du Koweit et de Riyad « en raison des tensions régionales actuelles » et invitent leurs concitoyens à ne pas s’y rendre car elles sont des cibles pour les Iraniens. Le département d’État a aussi ordonné hier le départ de tout son personnel diplomatique « non-urgent » de ses ambassades d’Irak, de Jordanie et de Bahreïn. Concernant l’attaque contre l’ambassade de Riyad touchée par deux drones, Donald Trump a annoncé que les États-Unis répondront « bientôt  ». Les Américains sont invités à quitter les pays du Moyen-Orient.

Ormuz : 50 navires français bloqués

En raison de la fermeture du détroit d’Ormuz, une cinquantaine de navires sous pavillon français ou appartenant à des entreprises françaises sont bloqués dans le Golfe a annoncé hier Laurent Martens, délégué général d’Armateurs de France. Une dizaine d’entre-eux a pu faire demi tour avant de se présenter dans ce verrou large de 50 kilomètres à portée de l’armée iranienne qui a déjà tiré sur deux pétroliers. Ceux qui sont coincés dans le nord « sont bien identifiés, à l’ancre, au mouillage dans les zones les moins à risque du secteur ». Première destination du pétrole transitant par le détroit, la Chine a appelé à la sécurité de la navigation dans ce secteur. Elle est le premier client du brut iranien. Par ailleurs, six navires de croisières et leurs milliers de passagers sont prisonniers de la fermeture du détroit.

En bref

 Des avions Rafales français ont mené « des opérations de sécurisation du ciel  » aux Emirats arabes unis au dessus des bases tricolores au Moyen-Orient a affirmé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères.
 La France affrète des avions pour rapatrier ses ressortissants « les plus vulnérables » présents dans la région. Deux vols sont arrivés cette nuit à Paris, transportant des malades, des familles avec des enfants. Elle va aussi « rehausser sa posture  » de défense compte tenu du risque d’embrasement à ses frontières a annoncé hier soir Emmanuel Macron.
 La proposition du président de la République Macron d’un partenariat sur la dissuasion avec huit pays européens a été bien accueillie par les capitales du Vieux Continent qui voient dans cette initiative une garantie contre l’hostilité de Moscou et contre les doutes sur la fiabilité du parapluie américain. Par ailleurs, Emmanuel Macron estime que les frappes des États-Unis et d’Israël ont «  été conduites en dehors du droit international  » mais en rejette néanmoins la responsabilité sur l’Iran.

Photo de Une : Détroit d’Ormuz fermé : 50 navires français bloqués ©DR