L’essentiel de l’actualité de ce vendredi 8 mai
- Par Jean-Michel Chevalier --
- le 8 mai 2026
Le « Charles » positionné vers le détroit d’Ormuz
La ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, a annoncé hier que le Charles de Gaulle se trouve actuellement en mer Rouge en « pré-positionnement ». Il s’agit pour elle d’un « signalement très fort de notre disponibilité à agir » pour une reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz « bien commun de l’humanité (qui) ne peut être bloqué, ni faire l’objet d’un péage, ni d’un chantage. Il est hors de question que la moindre sanction contre l’Iran puisse être levée tant que le détroit est bloqué », a-t-ellel ajouté. Les propos de la ministre ont été confirmés par son collègue des Affaires étrangères pour qui la présence du porte-avion français permet de « crédibiliser notre posture défensive ».
La loi d’urgence agricole
Les députés ont adopté en commission le projet de loi d’urgence agricole qui contient des mesures sur le stockage de l’eau, les pesticides, l’élevage, la concurrence déloyale. Il sera débattu pendant quatre jours à l’Assemblée à partir du 19 mai, avec sûrement des difficultés à respecter le temps imparti. Le gouvernement essaie de contenir la colère paysanne sur ces questions mais avance sur des œufs tant les clivages politiques sont marqués, surtout à un an de l’élection présidentielle. Le texte comporte aussi un volet pénal. Il prévoit une circonstance aggravante pour les vols au sein d’exploitations agricoles (carburant, matériels comme des GPS, etc). Un autre article prétend lutter contre les recours abusifs visant des projets agricoles en permettant au porteur du projet attaqué de réclamer des dommages et intérêts.
Bygmalion : Sarkozy obtient un aménagement de peine
Définitivement condamné en 2025 à six mois de prison ferme dans l’affaire Bygmalion après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation, Nicolas Sarkozy vient d’obtenir du juge de l’application des peines du tribunal judiciaire de Paris un aménagement qui va lui éviter le port du bracelet électronique. La demande de d’une « libération conditionnelle » lui a été accordée notamment en raison de son âge, 71 ans. En mars, lorsque le tribunal correctionnel lui avait refusé la confusion de cette peine avec celle du dossier « Bismuth » dans lequel il était aussi définitivement condamné et avait déjà porté un bracelet du 7 février au 12 mai 2025 avant sa libération conditionnelle, à mi-peine. L’ancien président comparaît actuellement en appel pour le supposé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, pour lequel il avait été condamné à cinq ans ferme en première instance pour association de malfaiteurs et effectué environ trois semaines de détention à la prison de la Santé.
Voitures à côté de la plaque
Selon un rapport de la Cour des comptes, un million de voitures « fantômes » circuleraient sur les routes de France, immatriculées par des sociétés fictives qui ont proliféré avec l’externalisation des cartes grises à partir de 2017. De fausses entreprises, parfois réduites à une simple boîte aux lettres, ont obtenu une habilitation préfectorale et les malfrats se sont engouffrés dans cette brèche. Fraude à la TVA, aux taxes régionales ou environnementales, faux contrôles techniques ou rapports d’expertise ; remise en circulation de véhicules dangereux et réimmatriculation de véhicules volés figurent au palmarès de ces pirates de la plaque minéralogique. Les magistrats financiers pointe les véhicules enregistrés en déclaration d’achat au nom de sociétés fictives, ce qui représente une perte de 550 millions d’euros de recettes fiscale pour l’État sur la seule période 2022-2024.
Victoire du nazisme : colère russe envers l’Allemagne
Les Russes ne sont pas contents. Leur ambassadeur en Allemagne proteste contre « l’absurdité » et le « cynisme » de Berlin qui a interdit les drapeaux et autres symboles liés à l’Union soviétique et à Moscou pour les célébrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour l’ambassadeur russe, ces dispositions « visent exclusivement à priver les descendants des soldats soviétiques libérateurs, les citoyens engagés et les visiteurs (de Berlin) du droit de commémorer dignement l’anniversaire de l’anéantissement du nazisme ». Pour les autorités allemandes, « les comportements qui ne posaient pas de problème avant le début de la guerre en Ukraine doivent être envisagés dans le contexte du conflit en cours » et il faut tenir compte « du nombre accru de réfugiés de guerre ukrainiens à Berlin ». S’il est ici question d’« absurdité » et de « cynisme », le Kremlin est effectivement sur un terrain connu.