L’essentiel de l’actualité de ce mardi 26 juin
- Par Jean-Michel Chevalier --
- le 23 juin 2026
Lyhanna : des fautes individuelles patentes
Les premiers éléments du prérapport de l’inspection générale de la gendarmerie et de la justice pour déterminer les défaillances dans le traitement des plaintes visant Jérôme Barella, meurtrier présumé de Lyhanna, ont été remis hier à Sébastien Lecornu. Ils pointent des défaillances individuelles et du système judiciaire qui ont abouti à ce que beaucoup considèrent comme un scandale d’État. « Le rapport objective un cumul de pertes de temps et une absence de suivi de procédure, tant de la part du parquet que de la gendarmerie à l’arrivée de la procédure au parquet d’Auch » a affirmé hier Stéphane Noël, chef des inspections générales de la justice. Des plaintes pour viol n’ont pas été suivies d’effet. « L’enquête n’a pas été suffisamment dirigée et pas du tout contrôlée, ni par le parquet, par la hiérarchie directe du directeur d’enquête de la brigade de gendarmerie de Lectoure », les deux entités n’ayant pas « pris toute la mesure de l’urgence à traiter cette procédure ».
Les premières sanctions sont tombées
Les ministres de la Justice et de l’Intérieur ont annoncé dès hier les premières sanctions qui concernent le directeur d’enquête et du commandant de la compagnie de gendarmerie concernés par le loupé ayant abouti au drame que l’on connaît. Pour le premier, Laurent Nunez a demandé une mutation d’office et un placement dans un emploi « hors exercice de police judiciaire ». Gérald Darmanin de son côté a retiré à la parquetière son habilitation à mener des enquêtes et traiter des dossiers concernant des mineurs, en attendant la saisine du Conseil supérieur de la magistrature pour des « sanctions à la hauteur des défaillances graves constatées pourr le substitut d’Auch ».
Canicule : risque de coupures électriques
Enedis, qui est chargé de la distribution de l’électricité, n’exclut pas de possibles coupures de courant en raison des chaleurs excessives. Les températures internes de certaines installations peuvent en effet monter à 80 degrés et pourraient ‘disjoncter’. Si les zones urbaines sont les plus fragiles, des risques réels existent sur 15 000 kilomètres des réseaux les plus anciens (sur 1,5 kilomètre pour la totalité). Des investissements de plus de un milliard d’euros pour adapter et moderniser les lignes basse et moyenne tension sont consentis chaque année. Il faut compter encore quinze ans pour que tous les secteurs sensibles aient été changés. Quand vous travaillez sur votre écran, pensez à faire des sauvegardes régulières…
Corruption : 24 ans de prison pour l’ex-ministre espagnol
La justice espagnole s’est montrée sévère avec José Luis Ábalos, ex-ministre des Transports et ancien poids lourd du parti socialiste, en le condamnant à 24 ans de prison pour son appartenance à une « organisation criminelle et de corruption ». Le Tribunal suprême a notamment retenu des contrats irréguliers de vente de million de masques pendant le covid lui procurant un complément de revenus pour financer des vacances en famille mais aussi pour payer des prostituées. Son proche conseiller a été condamné à 19 ans de prison, les deux hommes étant en détention provisoire. C’est un coup dur pour l’actuel chef de gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez, lui même empêtré dans une affaire de corruption, son parti étant suspecté d’avoir bénéficié des sommes détournées par cette affaire de masques durant la pandémie.
La femme de Pedro Sanchez dans la tourmente
L’équivalent espagnol de notre Conseil supérieur de la magistrature a annoncé hier l’ouverture d’une procédure disciplinaire visant le juge qui enquête sur l’épouse du premier ministre Pedro Sánchez. Il avait ordonné que celle-ci soit jugée par un jury pour corruption et ne puisse quitter le pays. Il avait justifié cette dernière mesure en indiquant dans ses motivations que des policiers « pourraient, soit de leur propre initiative, soit sur ordre de leurs supérieurs, contribuer à faciliter une fuite » à l’étranger de Begoña Gómez, ce qui a provoqué un tollé dans les hautes sphères policières qui dénoncent « un manquement grave au devoir de considération ». L’épouse du Premier ministre a été inculpée en avril par le juge pour détournement de fonds, trafic d’influence, corruption dans des opérations commerciales et malversations. Les époux Sanchez rejettent en bloc ces suspicions, y voyant des tentative de l’opposition pour déstabiliser le fragile gouvernement de coalition.