Lancement réussi du (…)

Lancement réussi du satellite IOD-2 pour préparer la navigation du futur

Deux satellites de démonstration de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont été lancés avec succès le 28 mars depuis la péninsule de Mahia, en Nouvelle-Zélande, marquant une nouvelle étape dans le développement des systèmes européens de navigation par satellite.

Le décollage a eu lieu à 10h14 (heure d’Europe centrale) à bord d’une fusée Electron de Rocket Lab. Après environ une heure de vol, les deux engins ont été injectés en orbite et ont entamé leur phase de mise à poste (LEOP), durant laquelle leur mise en service est préparée depuis le sol.
Parmi ces deux satellites figure IOD-2, conçu par Thales Alenia Space, une coentreprise de Thales et Leonardo. Ce CubeSat d’une trentaine de kilogrammes, comparable à la taille d’une valise, doit jouer un rôle clé dans la validation des technologies du programme Celeste, en transmettant notamment les premiers signaux expérimentaux.
Ce lancement s’inscrit dans la mission Celeste, actuellement en phase de démonstration en orbite. À terme, celle-ci reposera sur une constellation de 11 microsatellites en orbite basse, dont cinq fournis par Thales Alenia Space. D’autres satellites, plus imposants et équipés de charges utiles supplémentaires, doivent être déployés dans les prochains mois afin de tester des signaux innovants sur plusieurs bandes de fréquence.

Au service d’un système de navigation robuste, résilient et ultra-performant

L’objectif de Celeste est d’évaluer la contribution de satellites en orbite basse (LEO) aux systèmes de navigation existants en orbite moyenne, tels que Galileo. Cette architecture multi-orbites vise à améliorer significativement la précision, la robustesse et la résilience des services de géolocalisation, notamment face aux brouillages et aux tentatives d’usurpation.
À terme, le programme ambitionne d’atteindre une précision centimétrique et une acquisition de signal plus rapide, tout en ouvrant la voie à de nouveaux usages. Parmi eux figurent les véhicules autonomes, l’Internet des objets, les systèmes aériens et maritimes sans pilote, ou encore la synchronisation des réseaux de télécommunications 5G et 6G, y compris dans des environnements difficiles comme les zones urbaines denses, les régions polaires ou les espaces intérieurs.
« Face aux besoins croissants en matière de géolocalisation de précision, les systèmes spatiaux de navigation tels que Galileo nécessitent d’être complétés par des satellites multifréquences en orbite basse. Le programme Celeste de l’ESA représente une avancée majeure ouvrant la voie aux applications de demain requérant robustesse et intégrité, de même qu’à de nouvelles opportunités sur le marché de l’exportation. » a déclaré Hervé Derrey, Président-Directeur Général de Thales Alenia Space.

Visuel de Une : Celeste IOD-2©Thales Alenia Space

[() ] [() ] [() ] [( ) ]