Le mal être agricole (…)

Le mal être agricole au pied du sapin de Noël d’Emmanuel Macron

Le varois Max Bauer était présent aux côtés de l’interprofession VALHOR et de l’Association Française du Sapin de Noël Naturel (AFSNN), à la cérémonie d’illumination du sapin de Noël de l’Élysée.

« Ce fut, l’occasion de nous entretenir longuement avec le président de la République et la ministre de l’Agriculture. Des échanges qui n’avaient rien de nouveau puisque les questions abordées l’avaient déjà été, il y a un an et dans les mêmes circonstances. L’entrevue présidentielle aurait dû porter sur l’avancement de dossiers. Malheureusement, le bilan est assez maigre », a constaté, avec une certaine amertume, le syndicaliste du Var.

SOINS PALLIATIFS

L’ancien président de la Coordination Rural a ajouté : « Certes, les maux sont identifiés avec la distorsion de concurrence, les impasses techniques, les fortes contraintes administratives, le dénigrement de la profession, la complexité des règles administratives, la multiplicité des exigences environnementales, l’absence de visibilité sur la conjoncture économique actuelle et la virulence des aléas climatiques, les facteurs de risques tendent à avoir un poids de plus en plus important dans la vie des agriculteurs mais l’Etat ne nous donnent pas de remèdes mais des soins palliatifs voire nous condamne à mourir ».
Le syndicaliste a de nouveau alerté Emmanuel Macron : « J’ai fortement sensibilisé le président de la République sur la forte colère du monde agricole dans toutes les filières dont celle bovine avec la gestion dramatique de la dermatose nodulaire. Des générations d’éleveurs sont déjà fragilisées par la baisse des revenus agricoles et l’explosion des charges ».

COLÈRE GRANDISSANTE

«  Aujourd’hui, cette situation catastrophique ne relève plus seulement d’un enjeu sanitaire mais d’une survie économique et humaine pour les territoires ruraux, menaçant à terme l’ensemble de la filière viande bovine française voire d’autres productions. Le mal-être est profond et la colère grandissante. Il y a un fort risque de ne plus pouvoir contrôler la situation », avertit Max Bauer.
« Ce constat a été fait avec d’autres responsables agricoles, lors du Comité Interministériel de Pilotage du plan de prévention du mal être en agriculture au ministère. Il y a urgence à soutenir tous nos agricultrices et nos agriculteurs pour une agriculture soutenue et reconnue. Attention au Salon de l’agriculture 2026 », conclut, déterminé, le syndicaliste agricole.

Photo de Une ©PRESSE AGENCE