Le pétrolier Deliver (…)

Le pétrolier Deliver immobilisé sous haute surveillance judiciaire

Le pétrolier-cargo Deliver, suspecté de défaut de pavillon, est arrivé le 26 juin dans le golfe de Fos où il a été immobilisé pour enquête.

Le pétrolier-cargo Deliver, qui avait été dérouté le mardi 23 juin en Méditerranée occidentale sous l’escorte de la Marine nationale, a achevé son transit. Il est arrivé en fin de journée le vendredi 26 juin dans le golfe de Fos, dans les Bouches-du-Rhône, où il a été mis au mouillage sous l’autorité des services de l’État. Le navire est à la disposition du procureur de la République de Marseille, qui a ouvert une enquête de flagrance pour « défaut de pavillon ». Cette procédure judiciaire justifie l’immobilisation du bâtiment et la mise en place d’un dispositif de sécurité conséquent afin de permettre aux enquêteurs de mener leurs investigations dans des conditions de sûreté et de sécurité optimales.

Périmètre de sécurité

Pour garantir le bon déroulement des opérations, la préfecture maritime de la Méditerranée et la préfecture des Bouches-du-Rhône ont édicté des mesures de restriction. Un arrêté préfectoral, publié le 25 juin, instaure une zone d’exclusion nautique stricte dans un rayon de 500 mètres autour du pétrolier. À l’intérieur de ce périmètre, la navigation de surface et sous-marine, le mouillage, la plongée ainsi que la baignade sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Seuls les navires et embarcations de l’État, les services de pilotage du Grand Port Maritime de Marseille et les bâtiments autorisés peuvent y pénétrer.
Un dispositif de sécurité aérienne complète ces mesures maritimes. Un second arrêté préfectoral porte création d’une Zone Interdite Temporaire (ZIT) qui s’étend jusqu’au mardi 30 juin à 14 heures. Cette zone est définie comme un cylindre de 1,5 mille nautique de rayon (environ 2,8 kilomètres) centré sur le navire, s’élevant de la surface de la mer jusqu’à 2100 pieds d’altitude (environ 630 mètres).
Le survol de cette zone est interdit à tous les aéronefs, y compris les drones. Des exceptions sont prévues pour les vols militaires, de douanes, de police, de sauvetage ou de transport médical, ainsi que pour les aéronefs autorisés par la préfecture maritime.
Le respect de cette réglementation sera assuré par des patrouilles de la Gendarmerie maritime et des unités de la Marine nationale. Les autorités appellent tous les usagers de la mer et de l’air à respecter ces zones d’exclusion afin de ne pas perturber le travail des services de l’État.

Photo de Une : © Marine nationale