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Marseille décroche le titre de Capitale française de la biodiversité

La Ville de Marseille a remporté, lundi 5 octobre, son premier trophée de Capitale française de la biodiversité. La distinction récompense 32 actions menées sur le territoire, de la restauration des massifs à la protection des herbiers de posidonie.

Marseille a été désignée, lundi 5 octobre, Capitale française de la biodiversité, à l’issue du concours national consacré aux collectivités engagées dans la préservation et la restauration de la nature.

Pour cette édition consacrée à la « restauration de la nature », 70 collectivités étaient candidates. Le jury, composé notamment de représentants du ministère de la Transition écologique, de l’Office français de la biodiversité, des agences régionales de la biodiversité ainsi que d’organismes scientifiques et techniques, a placé Marseille en tête du classement.

Des actions de la ville à la mer

Cette distinction repose sur un ensemble de 32 actions conduites par la municipalité et ses partenaires. Elles concernent aussi bien les espaces naturels que les quartiers urbains, les cours d’eau, le littoral ou encore les fonds marins.
Parmi les projets mis en avant figure notamment le réseau de 284 friches urbaines naturelles, considérées comme des réservoirs de biodiversité au cœur de la ville. La municipalité cite également la restauration de la trame écologique du Jarret, la création de refuges pour la faune ou encore la mise en place d’une « trame noire » destinée à mieux prendre en compte les effets de la pollution lumineuse. Dans les massifs, des opérations portent sur la restauration de secteurs dégradés, notamment après des incendies. La Ville met également en avant un site expérimental installé dans le massif de l’Étoile pour suivre les effets du changement climatique sur la garrigue, ainsi qu’un projet consacré à la restauration d’une grotte afin de favoriser le retour des colonies de chauves-souris.

La posidonie au cœur des enjeux marins

Le volet maritime occupe une place importante dans le dossier présenté par Marseille. La Ville dispose notamment d’une aire marine protégée de 850 hectares autour des îles du Frioul. Plusieurs projets concernent par ailleurs la posidonie, cette plante marine essentielle aux écosystèmes méditerranéens. Le plan Posidonie 2024-2028 prévoit des actions de préservation et de restauration, tandis que des expérimentations portent sur la réimplantation de graines ou de boutures dans la baie de Marseille. Des dispositifs de mouillage écologique doivent également limiter les dégradations liées à l’ancrage des bateaux.

Onze parcs municipaux labellisés

La politique de biodiversité concerne aussi les parcs et jardins. 11 parcs municipaux bénéficient aujourd’hui du label Écojardin, qui accompagne une gestion plus écologique des espaces verts, notamment en matière de sols, d’eau et de biodiversité. Deux autres parcs sont actuellement engagés dans une démarche de labellisation.

Cette nouvelle récompense vient s’inscrire dans une politique engagée depuis plusieurs années par la municipalité : Marseille avait notamment été reconnue «  Territoire engagé pour la nature » et avait obtenu, avant ce premier trophée national, plusieurs niveaux de reconnaissance dans le cadre du concours Capitale française de la biodiversité. La Ville a également adopté en 2021 une stratégie locale en faveur de la biodiversité. Pour la municipalité, la restauration des milieux naturels constitue aussi un levier d’adaptation au changement climatique. L’objectif est de renforcer la capacité de la ville à faire face aux épisodes climatiques extrêmes, tout en préservant les espaces naturels terrestres et marins.

Visuel de Une ©Ville de Marseille