Mouvement social en Méditerranée de la filière maritime : le gouvernement lance une médiation
- Par Valérie Noriega --
- le 6 février 2026
Face au mouvement social qui perturbe actuellement le transport maritime en Méditerranée, Philippe Tabarot, ministre des Transports, a décidé d’engager une médiation afin de répondre aux inquiétudes des marins et des compagnies concernées. Deux médiateurs ont été désignés pour conduire une large consultation réunissant l’ensemble des acteurs du secteur.
Une réunion s’est tenue le 5 février à la préfecture des Bouches-du-Rhône entre le cabinet du ministre des Transports, une délégation de représentants des marins, ainsi que les dirigeants des compagnies Corsica Linea et La Méridionale. Objectif : faire un point sur la situation du transport maritime de passagers sous pavillon français 1er registre en Méditerranée.
Lors des échanges, les représentants du personnel ont alerté sur les conséquences du dumping social et sur les risques majeurs qui pèsent, selon eux, sur la pérennité d’une filière maritime française de haut niveau. En ligne de mire également : la préservation des emplois et la continuité de la desserte maritime de la Corse, jugée stratégique. Les entreprises présentes ont, de leur côté, partagé leurs propres préoccupations face au contexte actuel, tout en affirmant leur volonté de travailler de manière coordonnée pour trouver des solutions durables.
Deux médiateurs nommés
Conscient de l’ampleur des enjeux, le ministère des Transports reconnaît que ces problématiques, identifiées depuis plusieurs mois voire plusieurs années, nécessitent désormais une prise en charge rapide. L’objectif est de définir une vision stable et pérenne pour l’avenir du pavillon France 1er registre et des emplois qui y sont rattachés.
Pour y parvenir, le ministre a nommé Bernard Mazuel et François Lambert afin d’animer une consultation associant l’ensemble des acteurs concernés, ainsi que les régions impliquées. Leur mission : formuler des propositions concrètes pour répondre aux inquiétudes exprimées et tracer des axes structurants offrant des perspectives à court et moyen terme pour le secteur.
Cette concertation devra aboutir à des conclusions dans un délai de six à huit semaines, lesquelles seront ensuite partagées avec toutes les parties prenantes. Dans un souci d’apaisement du conflit social en cours, le ministre a par ailleurs souhaité que les premiers échanges avec les partenaires sociaux débutent dès la semaine prochaine.