Pour David Lisnard, la lutte contre les « fake news » passe par la garantie du pluralisme
- Par Sébastien Guiné --
- le 21 janvier 2026
Lors de ses vœux à la presse, jeudi 15 janvier, le maire de Cannes a évoqué le débat autour des fausses nouvelles, assurant avoir « l’intime conviction que la seule façon de lutter contre les fake news c’est surtout de ne pas légiférer contre la haine en ligne ou contre les fake news » mais « de garantir le pluralisme, la confrontation, le droit de se tromper. Et de condamner, évidemment, l’intention malhonnête ».
Il a ainsi souhaité aux journalistes présents « d’évoluer dans un cadre de pluralisme, de compétition, de concurrence. Ce qui n’enlève rien à la nécessité de la confraternité. Je nous souhaite à tous ce pluralisme et cette ouverture d’esprit qui font la bonne information ».
En répondant à une question, il a confié que selon lui ce pluralisme existait en France aujourd’hui. Il a également précisé ne pas être contre la réglementation, notamment en ce qui concerne l’intelligence artificielle. « Il y a besoin de règlementation dans tous les domaines. Tout ce qui est produit par l’IA doit être estampillé IA car l’IA aujourd’hui peut être indétectable. Il faudrait une obligation, pas de dire si c’est juste ou vrai, mais de dire si c’est fabriqué par l’IA car cela peut aider à la compréhension. »
« Sauver la démocratie »
Enfin, il s’est élevé contre « la dictature de l’instantanéité », qui contraint les responsables à devoir réagir immédiatement à une information, une déclaration ou un événement, alors qu’ils ne sont parfois même pas au courant de la situation et n’ont donc pas pu mener un début de réflexion.
De façon plus générale, il a estimé que « l’un des grands combats des prochains mois » sera « de sauver la démocratie ». « Il faut montrer que la démocratie, c’est mieux que la dictature, qu’elle n’est pas faible ». Pour David Lisnard, « l’État de droit doit être absolument préservé » et « cela passe par le fait de ne pas fossiliser l’état du droit qui, lui, empêche la puissance publique de s’exercer », ce qui est selon lui « la meilleure voie pour les dictateurs ».