Sécheresse : de nouvelles restrictions d’eau dans les Alpes-Maritimes, 82 communes concernées
- Par Valérie Noriega --
- le 3 août 2026
Face à une dégradation continue de la ressource en eau, la préfecture des Alpes-Maritimes renforce les mesures de restriction des usages de l’eau. Depuis le 31 juillet, 39 nouvelles communes sont concernées, portant à 82 le nombre total de communes soumises à des limitations.
La situation s’est aggravée depuis les premières restrictions décidées le 24 juillet. Les services de l’État ont donc étendu les mesures à plusieurs bassins versants afin de préserver la ressource et de garantir un partage de l’eau entre les différents usages.
Trois niveaux de restriction
Au total, 39 communes sont désormais placées en alerte, notamment dans les bassins de l’Esteron et de la Roya amont. À ce niveau, le lavage des voitures à domicile et le remplissage des piscines individuelles sont interdits. L’arrosage des espaces verts, jardins potagers, massifs fleuris et golfs est également interdit entre 8 h et 20 h.
Trente-huit communes passent en alerte renforcée, parmi lesquelles Antibes, Cannes, Grasse, Mandelieu-la-Napoule ou encore Valbonne. Les restrictions y sont plus strictes : interdiction totale d’arroser les espaces verts et les massifs fleuris, fermeture des douches de plage, limitation de l’arrosage des golfs à la nuit avec une réduction de 60 % des volumes utilisés, ainsi que l’interdiction du lavage des voitures à domicile et du remplissage des piscines privées.
Cinq communes du bassin de la Cagne sont placées en crise, le niveau d’alerte le plus élevé : La Gaude, Saint-Jeannet, Saint-Paul-de-Vence, Vence et une partie de Cagnes-sur-Mer pour les usages non raccordés au réseau d’eau potable. Les mesures comprennent notamment l’interdiction de remettre à niveau les piscines, d’arroser les potagers et espaces verts, ainsi que la fermeture des centres de lavage automobile ne recyclant pas l’eau.
Une sécheresse qui s’installe
Les autres communes du département restent placées en vigilance sécheresse. Les autorités appellent l’ensemble des habitants à adopter des gestes de sobriété afin de limiter les consommations d’eau et d’éviter une aggravation de la situation.
Cette dégradation s’explique par plusieurs facteurs. Depuis septembre, le département enregistre un déficit pluviométrique de près de 15,5 %. Plus de huit nappes phréatiques surveillées sur dix présentent des niveaux inférieurs aux normales saisonnières. Les températures particulièrement élevées de juin (+2,9 °C) et de juillet (+3,8 °C) accentuent les phénomènes d’évaporation, tandis que la consommation d’eau a progressé jusqu’à 30 % dans certains secteurs de l’ouest des Alpes-Maritimes.