Eau : la préfecture (…)

Eau : la préfecture des Alpes-Maritimes appelle à la sobriété avant un été annoncé plus chaud et sec

La préfecture des Alpes-Maritimes anticipe une saison estivale sous tension sur le plan hydrique. Dans un communiqué du 23 avril, à l’issue du premier comité de gestion de la ressource en eau de l’année, les autorités appellent à une vigilance immédiate afin de prévenir d’éventuelles restrictions dans les mois à venir.

Selon ce point de situation, la campagne de recharge des nappes, entamée en septembre 2025, reste insuffisante malgré un épisode pluvieux favorable en février 2026. Si le déficit pluviométrique a été réduit à environ –7 % en moyenne sur le département, certaines zones accusent encore un manque atteignant –20 %. Par ailleurs, le mois d’avril se caractérise par une sécheresse marquée, et les projections météorologiques annoncent un été plus chaud que la normale.

La situation hydrologique au 31 mars 2026 appelle à la vigilance

Les indicateurs hydrologiques demeurent contrastés, tant pour les cours d’eau que pour les nappes phréatiques. « Il ne peut pas être écarté à ce stade que des mesures de restrictions des usages soient nécessaires », prévient la préfecture.
Le département sort de deux années contrastées. Après une sécheresse exceptionnelle en 2022-2023, l’année 2024 avait offert un répit, sans déclenchement de mesures de vigilance. En revanche, l’été 2025 a été marqué par un retour de conditions sèches, avec des restrictions appliquées dès la fin juillet dans l’ouest du territoire et prolongées jusqu’à l’automne.
Face à ces constats, le préfet Laurent Hottiaux appelle à une « mobilisation collective » et à une gestion plus sobre de l’eau dès à présent. Les autorités insistent sur l’adoption de gestes simples, tels que la limitation des arrosages, leur réalisation en horaires nocturnes, la récupération des eaux de pluie ou encore la lutte contre les fuites.

Parallèlement, un projet de révision de l’arrêté cadre départemental sur la sécheresse est soumis à consultation publique jusqu’au 6 mai. Ce texte vise à adapter les seuils d’alerte et les mesures de restriction aux réalités locales, à la lumière des retours d’expérience accumulés depuis 2022.

Un nouveau point d’étape est attendu d’ici la fin du mois de mai, alors que les services de l’État poursuivent leur suivi étroit de la situation hydrologique.

À noter : Le comité ressource en eau des Alpes-Maritimes rassemble l’ensemble des acteurs concernés par la gestion de l’eau dans le département : services de l’État, Agence régionale de santé, Office français de la biodiversité, collectivités, syndicats de gestion des cours d’eau, producteurs d’eau, chambre d’agriculture, chambre de commerce et d’industrie, fédération départementale de pêche, etc.

Photo de Une : À l’été 2023, le lac du Broc était asséché. ©JMC