Trottinettes électriques : le préfet des Alpes-Maritimes impose casque et gilet obligatoires dès le 2 avril
- Par Valérie Noriega --
- le 1er avril 2026
Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes, a annoncé, dans un communiqué daté du 31 mars, un renforcement des règles de circulation pour les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), dont les trottinettes électriques. Objectif : enrayer la hausse marquée des accidents dans le département.
À compter du jeudi 2 avril, tous les usagers d’EDPM devront obligatoirement porter un casque homologué attaché ainsi qu’un gilet rétro-réfléchissant, de jour comme de nuit. Le non-respect de cette mesure sera sanctionné par une amende de 35 euros.
Dans un premier temps, les contrôles des forces de l’ordre se veulent pédagogiques, afin de laisser aux usagers le temps de s’équiper.
Une hausse préoccupante des accidents
Le communiqué souligne une augmentation significative de l’accidentalité liée à ces engins. En 2025, les sapeurs-pompiers sont intervenus à 710 reprises pour des accidents impliquant des EDPM, contre 468 en 2023, soit une hausse de 51 %. Cela représente en moyenne deux accidents par jour, souvent à l’origine de blessures graves.
Deux décès ont également été recensés en 2025, portant à neuf le nombre total de morts depuis 2020 dans le département.
Un cadre réglementaire déjà existant
Le préfet rappelle que l’usage des EDPM est strictement encadré par le code de la route. Ces engins sont interdits aux moins de 14 ans, doivent être assurés, et équipés de dispositifs de sécurité (feux, freins, avertisseur sonore).
Par ailleurs, plusieurs règles de circulation s’appliquent : vitesse limitée à 25 km/h, interdiction de circuler sur les trottoirs (sauf exception), obligation d’emprunter les pistes cyclables lorsqu’elles existent, et interdiction du transport de passagers ou de l’usage du téléphone en roulant.
Le non-respect de ces règles est passible de contraventions de 1 ère à 5 ième classe, selon la gravité de l’infraction :
