Veni, vidi... vite dit ! de Jean-Michel Chevalier
- Par Jean-Michel Chevalier --
- le 16 mai 2026
– TENDRESSE : Comme tous les ans à pareille époque, l’opération « Une rose, une caresse » va se déployer dans les jardins du Musée international de la Parfumerie à Mouans-Sartoux. Dans une ambiance conviviale, le public pourra découvrir dimanche 17 mai une riche programmation d’ateliers de bien-être, avec des soins individuels ou collectifs et de nombreuses animations. Le Club des entrepreneurs du Pays de Grasse espère à cette occasion récolter des dons pour financer des soins de bien-être et de beauté aux patients de l’hôpital de la cité du parfum.
-BOOMERANG : Pour protester contre la loi destinée à réprimer plus durement les fêtes « sauvages » dans la nature, les teufeurs ont investi un vaste champ de tir où les militaires vont s’entraîner près de Bourges. 17 000 personnes dansant sur un secteur non déminé, il y avait quand même de quoi faire frémir (deux obus non éclatés ont été retrouvés à cette occasion). Le choix du lieu ne devait rien au hasard puisque c’est la ville du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui veut justement durcir la loi sur les fêtes « sauvages ». À l’extinction des lampions, les gendarmes ont dressé des centaines de PV aux participants. Danse et contre-danse en quelque sorte…
- FAUSSE NOTE : C’est une sacrée boulette. À Carpentras, ville dirigée par le RN, les haut-parleurs ont diffusé à l’occasion des cérémonies du 8 mai la chanson « Maréchal, nous voilà ! » qui rappelle une période sinistre de notre histoire. Pour la municipalité, qui a décidé de déposer plainte, il s’agirait d’une erreur d’un prestataire de service, en l’occurrence d’une radio associative chargée de sonoriser l’événement. Le technicien aurait téléchargé puis diffusé ce chant collaborationniste qu’il ne connaissait pas. Vite, qu’il retourne à l’école…
- CALCULS : Après une nouvelle série de tirs nocturnes liés au narcotrafic à Nice, le préfet des Alpes-Maritimes a demandé le « renforcement significatif des effectifs de police sur les secteurs concernés pour rétablir pleinement la sécurité ». Des effectifs qu’il faudra bien trouver ou prélever quelque part car, selon le maire Christian Estrosi, il manquerait 200 policiers sur Nice, dont les 97 postes perdus en deux ans. Un constat identique est fait par les syndicats policiers. Le maire espère beaucoup de la nouvelle loi à venir sur les missions des polices municipales qui devrait permettre aux forces de l’ordre d’être plus présentes sur le terrain.
- ARBITRAGE : Le torchon brûle entre le maire de Nice et Philippe Tabarot, ministre des Transports. Le premier reproche au second sur les réseaux sociaux de ne servir à rien et dénonce son inaction dans l’organisation du déplacement des supporters de l’OGC Nice pour la finale de la Coupe de France de foot contre Lens. Démenti de Tabarot, qui affirme avoir « pris (sa) part pour aider les supporters de l’OGC Nice à assister à cette belle finale à Paris ». Il invite Christian Estrosi à prendre la sienne « comme toutes les municipalités de France le font pour un tel événement, en aidant concrètement les supporters à assister à ce magnifique événement qui verra, je l’espère, la victoire des Aiglons ». La balle au centre.