Veni, vidi... vite dit ! de Jean-Michel Chevalier
- Par Jean-Michel Chevalier --
- le 15 août 2026
- AUGMENTÉS : Les agents de collecte des déchets exercent un métier à la fois essentiel et... éprouvant. C’est pourquoi la Direction des ressources humaines de la Métropole et de la ville de Nice a décidé d’expérimenter un exosquelette léger et non motorisé pour aider tant que faire se peut les agents chargés du ramassage des ordures ménagères. Un test grandeur nature de cette réalité augmentée a été effectué sur le boulevard du Mercantour pour évaluer le confort du dispositif, sa compatibilité avec les équipements et les gestes métiers, ainsi que son adaptation aux conditions réelles de collecte. La Médecine du Travail suit cet essai.
- TIMBRÉ : Est-ce pour récompenser ses derniers clients « courriers » ? Toujours est-il que La Poste vient d’annoncer une nouvelle hausse au 1er janvier prochain de 6,73 % du prix du timbre et des colis, soit bien plus que l’inflation. Cette augmentation se situe au même niveau que celle de l’an passé (+7,4 %). Au final, il sera plus intéressant d’investir dans les timbres verts ou rouges que sur le Livret A… Selon l’entreprise, sa politique tarifaire est destinée à « assurer la pérennité du service universel postal avec une qualité élevée dans un contexte de baisse persistante des volumes du courrier ».
- UTILE : La santé mentale des dirigeants d’entreprise est l’une des préoccupations de l’association Entre Head qui constate que, chaque jour, des entrepreneurs font face à une pression considérable et souvent dans l’isolement. « Lorsqu’un dirigeant s’effondre, ce sont des emplois, des familles et des territoires entiers qui sont fragilisés », explique ce réseau d’entraide qui a déjà
accompagné dans la discrétion 400 chefs d’entreprise depuis 2020 dans les A-M. Il profite de la prochaine élection présidentielle pour alerter les candidats par un courrier, leur faire des propositions concrètes et immédiatement déployables pour aider ceux qui font tourner les entreprises.
- AU FEU : Nice-Matin dénonce l’agression de l’une de ses journalistes qui s’était rendue la semaine dernière dans le Val de Cagnes où un incendie a détruit des serres agricoles. Une mission d’information légitime, mais a priori aussi risquée qu’en Ukraine puisque la rédactrice a été prise à partie par le propriétaire du terrain - on peut comprendre son mouvement d’humeur en voyant son exploitation dévastée par les flammes - mais aussi par le fils de ce dernier, conseiller municipal. Celui-ci l’aurait projetée au sol avant de s’emparer de son téléphone. Selon le quotidien, des proches de l’élu ont fini par exfiltrer la journaliste et lui restituer son portable. Le club de la presse Méditerranée 06 a condamné avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime la journaliste et compte « sur la justice pour condamner fermement de tels actes à la hauteur de leur gravité, une atteinte inacceptable à la liberté de la presse ».
- EXEMPLAIRE : Cet incident, qui fait l’objet d’une plainte, serait anecdotique si le maire RN de Cagnes Bryan Masson ne semblait botter en touche en relativisant l’attitude de son colistier. Il dit « attendre sereinement » les conclusions de la justice, affirmant ne disposer « d’aucun élément objectif » sur les faits. Il donne ainsi la fâcheuse impression de justifier cette agression en soulignant que « les faits seraient intervenus dans le cadre de l’activité professionnelle de l’intéressé et non dans l’exercice de son mandat d’élu ». Mais la violence, quel que soit le contexte, reste de la violence, inadmissible, surtout quand un élu qui a un devoir d’exemplarité donne… le mauvais exemple.