Le vaccin AstraZeneca

Le vaccin AstraZeneca dans la tourmente



« Il y a sans doute des dysfonctionnements dans la chaîne logistique ». Le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, a manié l’euphémisme ce week-end au micro d’Europe 1, en parlant des retards de livraison du vaccin AstraZeneca. En effet, au lieu des 40 millions de doses promis, il n’y en aura finalement que 30 millions qui seront livrés au premier trimestre, du moins si l’on peut croire les affirmations du laboratoire anglo-suédois.

Lequel rencontre aussi des problèmes avec son produit dont plusieurs pays (Irlande, Danemark, Islande, Norvège) ont suspendu l’utilisation après avoir constaté ou suspecté des effets secondaires indésirables, tandis que d’autres pays retiraient carrément des lots de la circulation (Italie, Autriche, Estonie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg) en attendant de plus amples informations.
Rien de tel en France, où l’on incite le public dans des spots télévisés de se faire vacciner alors que, dans la réalité des faits, la campagne avance encore à un train de sénateur par manque de vaccins. Tout le monde a – hélas – dans son entourage des personnes âgées qui ne réussissent même pas à s’inscrire pour prendre un rendez-vous, le numéro de téléphone ne répondant pas, ou demandant de rappeler plus tard, sans plus de précision. Notre pays et l’organisation mondiale de la santé maintiennent cependant leur confiance dans le produit commercialisé par AstraZeneca.
Problèmes d’industrialisation, retards de livraisons pour l’Europe, efficacité moindre (60%) que ses concurrents… Le concepteur est dans la tourmente, au moins médiatique pour le moment, en attendant peut-être de se retrouver un jour à la barre d’un tribunal pour ne pas respecter ses contrats.
Il y a en France des entreprises, bien plus modestes qui ont été condamnées au « commerce », pour beaucoup moins que cela…

Illustration de Une : DR Daniel Paquet, Wikipedia.

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