Violences conjugales (...)

Violences conjugales : Les signalements en hausse

Les services de police et de gendarmerie ont enregistré 142 000 victimes de violences conjugales en 2019, selon des chiffres rendus publics aujourd’hui par le service statistique en charge de la sécurité intérieure du ministère de l’Intérieur. Ce bilan traduit une hausse de 16%, considérée par Beauvau comme « un possible effet positif du Grenelle des violences conjugales qui s’est déroulé du 3 septembre au 25 novembre 2019, lequel a pu inciter les victimes à davantage déposer plainte et favoriser un meilleur accueil par les services de sécurité ».

Il faut noter que ces violences « sont peu fréquemment suivies de plaintes, en particulier lorsqu’il s’agit d’agressions à caractère sexuel  ». Et qu’elles concernent évidemment une grande majorité de femmes (126 000 signalements).
C’est dans le Doubs que le problème a été le plus préoccupant. Mais il l’a aussi été, à un moindre niveau, en Côte-d’Or, dans les Côtes-d’Armor et en Seine-Saint-Denis. Les plus faibles taux de violences conjugales ont été enregistrés en Corse et dans la Creuse.
Le ministère de l’Intérieur souligne que 173 morts violentes au sein du couple ont été à déplorer en 2019, soit 24 de plus qu’en 2018. Les femmes en ont été les victimes dans 146 cas (121 en 2018).

1 746 outrages sexistes en deux ans

Selon le même service statistique, 1 746 outrages sexistes ont été enregistrés en France depuis la promulgation de la loi créant des infractions spécifiques en la matière, en 2018. « Il s’agit le plus souvent d’outrages sexistes portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante imposée à une personne". Les chiffres, qui portent sur une période allant du 1er août au 31 juillet de l’année suivante, attestent également d’une augmentation entre 2018-2019 et 2019-2020 (respectivement 742 et 1 004 infractions). A noter que Provence-Alpes-Côte d’Azur fait partie des régions où ces atteintes sont les plus courantes, avec les Hauts-de-France et l’Ile-de-France.


La ville de Nice réactive ses mesures dédiées pour les femmes et les enfants victimes de violences domestiques

Avec ce deuxième confinement, il a décidé de réactiver des mesures dédiées afin de permettre aux victimes de se signaler, permettre aux témoins potentiels ou à leur entourage de les aider par un signalement et ainsi de prendre connaissance des situations.

Mesures prises pour les signalements :

- Mise en place d’un Numéro dédié : 04.97.13.49.00 joignable H24/ 7j/7
Numéro d’urgence pour signaler une situation de violence intrafamiliale connue ou supposée sur la base de témoignages de scènes de violences (cris, pleurs, hurlements…). En ligne : des personnes formées pour analyser les situations décrites et y apporter la réponse la plus appropriée ;

- Adresse mail dédiée : nicefemmes@ccas-nice.fr ;
- Permanence téléphonique maintenue au Centre d’Accueil de Jour l’Abri Côtier et interventions d’urgence garanties sur rendez-vous avec des assistantes sociales, éducatrices spécialisées, psychologues, orientations vers les services spécialisés (pour les signalements enfants en danger, vers l’hôpital, possibilité de mise à l’abri d’urgence…).
Le suivi social est maintenu par le centre d’accueil de jour l’Abri Côtier : Malgré le confinement, les liens professionnels sont maintenus entre les différents acteurs intervenant sur le champ social et juridique. La coordination entre ces acteurs permet aux femmes victimes de violences d’être entendues, soutenues, défendues.

- Possibilité de faire un signalement aux 16 bornes d’appel d’urgence installées sur les 16 sites les plus fréquentés de la ville (Gare Thiers, place Masséna, place Garibaldi, Quai des Etats-Unis, angle Jean Médecin/Victor Hugo, parc du Ray, Eglise place St Roch …). Au mois de septembre, un signalement a permis d’intervenir sur des violences conjugales en cours et d’interpeller l’auteur (parmi les 600 déclenchements depuis le début de l’année).

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