UTCAM : une 12e édition record portée par les champions, les bénévoles et l’esprit trail
- Par Marine Einaudi --
- le 6 juillet 2026
L’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour (UTCAM) a célébré sa 12e édition du 3 au 5 juillet avec un record de participation. Organisée par l’association New Dream Côte d’Azur, l’épreuve a réuni 3 200 coureurs, soit 600 de plus qu’en 2025, répartis sur huit formats de course entre Monaco et le Mercantour.
L’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour (UTCAM) a célébré sa 12e édition du 3 au 5 juillet avec un record de participation. Grande nouveauté de cette édition, la Belle Épopée, une épreuve par étapes de 82 kilomètres disputée sur trois jours, a complété un programme déjà riche comprenant notamment l’Ultra-Trail 120 km, la
Skyultra 75 km, la Skymarathon 50 km, la Skyrace 30 km et la nouvelle Mysterious Race 15 km.
Sur le plan sportif, Théo Le Boudec a signé un troisième succès consécutif sur le 120 km. Antoine Barbier de Chalais et Diana Ballet se sont imposés sur la Skyultra 75 km, Donatello Rota et ChloéVarloteaux sur la Skymarathon 50 km, Maxime Philippot et Olivia Magnone sur la Skyrace 30 km, tandis que Vincent Fabre et Laetitia Perrot remportaient la première édition de la Belle Épopée.
Au-delà des performances, l’UTCAM reste avant tout une aventure collective. Près de 800 bénévoles et une centaine de secouristes étaient mobilisés tout au long du week-end pour accompagner les concurrents sur les sentiers du Mercantour. Témoignages !
Les bénévoles, maillon essentiel de l’UTCAM
À bientôt 80 ans, Christian Einaudi participait à son dixième UTCAM comme bénévole.
Affecté avec huit autres volontaires au dernier ravitaillement des 120 km et 75 km, sous la Madone de Fenestre, il a vécu quarante-huit heures au rythme des coureurs.
« C’était comme toujours une super ambiance. Les coureurs sont des gens humbles, respectueux de la nature. Ils nous disent toujours ’Merci d’être là car sans vous on ne pourrait pas le faire’ ».
« Choc thermique »
une fois à la Madone : les bénévoles
ont mis des couvertures de survie
à disposition des coureurs
pour une courte sieste récupératrice ©DR
« On a pas mal de coureurs qui sont arrivés en solitaire dans l’obscurité totale entre 2h et 4H du matin avec seulement une frontale.
On a essayé de les grouper par deux pour qu’ils ne repartent pas seuls. On leur servait du chaud, du bouillon avec des vermicelles, des pâtes. Il y avait du saucisson, du fromage, des fruits, du café, des boissons…
Ils ont eu très chauds à Utelle et à Roquebillière alors quand ils arrivaient à la Madone c’était le choc thermique surtout la nuit, donc on leur a mis des couvertures de survie pour compenser.
Certains étaient fatigués, ils ont dormi un peu assis ou sous la tente pendant une demie heure ».
« J’ai été bénévole pendant 48h cette année encore et je recommencerai volontiers l’an prochain ! » confie Christian.
Une Skymarathon « particulièrement exigeante »
Parmi les participants du 50 km figuraient Cécile Zoro, avocate au barreau de Paris, et Stanislas Houzet, instructeur en sécurité aérienne.
Pour sa première participation à l’UTCAM, Stanislas Houzet a terminé les 50 kilomètres (4 200 m de dénivelé positif) en 15h06. « C’était une course très exigeante avec le plus gros ratio dénivelé/distance. On a eu les trois plus belles vues : 3 pics, le Pépoiri, l’Archas et le Piagu. Tu montes, tu regardes c’est tellement beau. L’Archas très violent à la montée d’ailleurs il y a eu 40 abandons. (Près de 90 abandons sur 380 coureurs au total). On a eu très chaud, très content d’être en débardeur. La dernière descente depuis le Piagu jusqu’à Saint Martin a été très rude ».
Victime d’une hypoglycémie, Cécile Zoro a dû abandonner au Boréon. Malgré cette déception, elle retient avant tout la qualité de l’organisation. « Franchement c’est de loin la meilleure organisation que j’ai connue. Les ravitos sont de qualité : produits techniques (gels, barres) des bonnes choses à manger (fromage, saucisson, fruits) C’est impressionnant, moi qui arrivais derrière il y avait toujours de quoi se ravitailler en conséquence. Au niveau de la sécurité c’était particulièrement bien : en haut des sommets, il y avait du personnel et cela rassure beaucoup les coureurs. Le balisage de la course était de grande qualité : même moi qui suis du coin, je suis passée par des endroits que je connaissais pas du tout. Le ravitaillement de l’arrivée : une dinguerie, un vrai banquet : des gnocchis, des crozets, des quiches, des desserts … tout était excellent. Avec un orchestre. Massages, ostéo, accès à la piscine … vraiment super ».
retours unanimement positifs sur l’organisation, l’UTCAM confirme son statut de rendez-vous majeur du trail français. Les performances sportives, l’engagement des bénévoles et les témoignages des participants illustrent une nouvelle fois l’identité de l’épreuve : un événement où la compétition se conjugue avec solidarité, convivialité et découverte du superbe massif du Mercantour.
Propos recueillis par Marine EINAUDI




