Emploi – Le salon Jeunes d’Avenirs se mobilise face au chômage des jeunes
- Par Gilles Carvoyeur --
- le 10 mars 2026
Face aux défis du marché, le salon Jeunes d’Avenirs revient le 2 avril 2026 au Palais de la Bourse pour connecter les 16-30 ans aux recruteurs.
Dans un climat économique marqué par des incertitudes pesant sur l’insertion professionnelle, le rendez-vous est pris pour la jeunesse marseillaise et provençale. Le 2 avril 2026, le Palais de la Bourse accueillera la nouvelle édition du salon Jeunes d’Avenirs. Organisé par le Groupe AEF, cet événement s’impose comme une réponse concrète à la hausse du chômage des 15-24 ans, qui atteignait 18,8 % au troisième trimestre 2025, conjuguée à une raréfaction des offres d’apprentissage et un resserrement des aides publiques.
Une urgence économique et sociale
Les prévisions pour l’année 2026 ne sont guère optimistes, anticipant un ralentissement des créations d’emplois qui pourrait fragiliser davantage les jeunes arrivant sur le marché du travail. C’est pour pallier ces difficultés que ce salon se positionne comme un véritable pont entre les candidats et le monde de l’entreprise. L’édition précédente a prouvé la pertinence du modèle : sur les 4 200 jeunes accueillis en 2025, 62 % estiment avoir trouvé une solution concrète lors de l’événement. Le dispositif séduit par son ampleur, mobilisant plus de 140 partenaires, dont 54 % d’entreprises privées, ainsi que des centres de formation et des acteurs institutionnels majeurs comme France Travail ou les Missions locales.
10 000 offres à pourvoir
Pour cette édition 2026, le volume d’opportunités reste massif. Les organisateurs annoncent près de 10 000 offres disponibles, accessibles sur place ou via la plateforme numérique dédiée. La typologie des contrats proposés reflète la diversité des besoins des entreprises : si l’alternance représente une part importante avec 40 % des offres, le CDI n’est pas en reste (26 %), suivi par les offres de formation (19 %) et les CDD (13 %).
Le salon est structuré en « Villages métiers », permettant aux visiteurs de cibler efficacement les secteurs qui recrutent. Cette organisation vise à faciliter la rencontre directe avec les recruteurs, un aspect plébiscité par les participants puisque l’an passé, 57 % des jeunes ont pu s’entretenir avec plus de trois employeurs potentiels lors de leur visite.
Le coaching au cœur du dispositif
Au-delà de la simple mise en relation, Jeunes d’Avenirs se distingue par son approche qualitative de l’accompagnement. L’objectif est de préparer les candidats, quel que soit leur niveau de qualification (du CAP au Bac+5), à affronter les exigences des entretiens d’embauche.
Trente « Gilets Bleus » seront mobilisés le 2 avril. Ces bénévoles, qu’ils soient responsables des ressources humaines, salariés d’entreprises ou conseillers en insertion, offriront un coaching personnalisé. Leurs missions vont de l’aide à la création de CV au sein du « Bar à CV », à la définition de stratégies de recherche d’emploi et à la préparation aux entretiens.
Un ancrage territorial fort et inclusif
L’événement confirme également sa vocation sociale et inclusive. Les statistiques de l’édition précédente révèlent que 76 % des visiteurs étaient issus des Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV), démontrant la capacité du salon à toucher les publics parfois les plus éloignés de l’emploi. Une attention particulière est aussi portée aux jeunes en situation de handicap, avec un espace dédié et des offres « handi-accueillantes ».
Le « Parcours de la Réussite » complète ce dispositif en regroupant des structures associatives partenaires. Ces dernières abordent des thématiques périphériques mais essentielles à l’insertion professionnelle, telles que le logement, la santé, l’accès aux droits, la culture ou encore le mentorat.