Impôt sur le revenu : (…)

Impôt sur le revenu : les principales nouveautés fiscales de 2026

Les contribuables maralpins, ceux des Alpes de Haute Provence et des Bouches-du-Rhône ont jusqu’au 21 mai pour remplir leurs déclarations fiscales, ceux du Var jusqu’au 4 juin. Avec Bercy, un tour des nouveautés 2026.

Le barème de l’impôt sur le revenu revalorisé

L’impôt sur les revenus perçus en 2025, qui sont déclarés en 2026, est calculé par tranche, selon les revenus. La loi de finances pour 2026 revalorise ces tranches d’imposition de 0,9 % (indexé sur l’inflation).
Depuis septembre 2025, le taux individualisé de prélèvement à la source s’applique par défaut aux couples mariés ou pacsés (sauf option contraire de leur part dans la déclaration de revenus ou sur « Gérer mon prélèvement à la source »). Cela permet à chaque membre du foyer de se voir appliquer un taux de prélèvement représentatif du niveau de ses revenus propres. Ce n’est donc pas le montant de l’impôt du couple qui change mais sa répartition entre les conjoints.

L’obligation de déclarer l’occupation de leur logement pour les propriétaires

Lors de la déclaration des revenus dans l’espace Finances publiques, les contribuables peuvent en profiter pour remplir la déclaration d’occupation de leurs biens immobiliers s’ils ne l’ont pas fait en 2025 ou si la situation d’occupation de leurs biens a changé depuis leur dernière déclaration.
Les personnes qui louent ou disposent d’une résidence secondaire dont ils ne sont pas propriétaires doivent désormais la déclarer dans leur déclaration des revenus en ligne.
Attention : en cas de déménagement en 2025, il faut penser à le signaler sur sa déclaration de revenus, même si l’on bénéficie de la déclaration automatique.

Services à la personne

De nouvelles informations sont à déclarer cette année pour les particuliers employant un salarié à domicile.
Lors de son parcours déclaratif en ligne, l’usager devra sélectionner parmi les différentes typologies de dépenses qui lui sont proposées dans le menu déroulant, celles qui le concernent et en préciser le détail (montant et bénéficiaire).
À compter de la déclaration des revenus 2025, l’usager doit également préciser pour chaque code relatif à un type de dépenses (il est possible d’avoir plusieurs prestations différentes pour un même type de dépenses) : la nature de l’organisme de services à la personne : salarié à domicile, association, entreprise ou organisme public ou privé ; la modalité d’intervention de l’organisme de services à la personne : emploi direct, mandataire, mise à disposition d’un salarié, prestataire.

La contribution différentielle sur les hauts revenus

Instaurée en 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est reconduite par la loi de finances 2026. Elle assure une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus. Elle concerne les foyers dont le revenu fiscal de référence pour les revenus 2025 dépasse 250 000 euros pour un célibataire, veuf, séparé ou divorcé, 500 000 euros pour un couple.
La liquidation et la taxation de la CDHR due au titre de l’imposition des revenus de l’année 2025 auront lieu à l’été 2026 et l’acompte payé en décembre 2025 viendra en déduction du montant de CDHR finalement dû.

Dons aux associations

Le plafond de réduction d’impôt sur les dons en faveur des organismes d’aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violence est porté à 2 000 euros (au lieu de 1 000 euros).
Cette mesure s’applique sur les dons et versements effectués à compter du 14 octobre 2025.
Le taux de la réduction d’impôt est également porté à 75 % (au lieu de 66 %).

Loueurs de meublés non professionnels

Le seuil du régime micro-BIC évolue en 2026  : il est abaissé à 15 000 euros et l’abattement forfaitaire réduit à 30 % pour les locations meublées de tourisme « non classés » à compter de la déclaration des revenus 2025. Ainsi, pour les revenus tirés des activités de locations meublées non professionnelles imposées au régime micro-BIC, l’abattement est de 50 % pour les meublés de tourisme classés et chambres d’hôtes, dans la limite de 77 700 euros de revenus locatifs annuels (contre 71 % et 188 700 euros pour les revenus de 2024), et de 30 % pour les meublés de tourisme non classés, dans la limite de 15 000 euros de revenus locatifs annuels (contre 50 % et 77 700 euros pour les revenus de 2024).

Travailleurs indépendants

Un parcours déclaratif simplifié pour les cotisations sociales : la réforme de l’assiette relative au calcul des prélèvements sociaux des travailleurs qui ne sont pas salariés est applicable à compter des revenus de 2025. L’assiette des cotisations sociales des travailleurs indépendants n’est plus calculée à partir du revenu net fiscal, mais selon une assiette de cotisations et contributions sociales unifiée.

Le taux de CSG pour les revenus du patrimoine

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 distingue désormais deux taux de contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du patrimoine, au lieu d’un taux unique de 9,2 %.
Ainsi, selon les revenus du patrimoine, sont différenciés soit un taux de droit commun de 10,6 % applicable par principe aux revenus du patrimoine et aux produits de placement, soit un taux dérogatoire de 9,2 % applicable à certains revenus limitativement énumérés, dont les revenus fonciers et certains revenus de placement.
L’application différenciée de ces deux taux est effective à compter de la taxation des revenus 2025 pour les revenus du patrimoine et à compter du 1erjanvier 2026 pour les produits de placements.

Les nouveautés d’impots.gouv.fr

Un nouveau nom pour l’espace sécurisé des particuliers
L’espace sécurisé des particuliers a changé de nom pour devenir « mon espace Finances publiques  » sur impots.gouv.fr. Au-delà des seules démarches fiscales, il propose de nombreux services en ligne à l’usager avec un accès à ses différents avis et déclarations, la possibilité de déclarer ses revenus, payer ses impôts, gérer son prélèvement à la source ou ses paiements, etc.

Autre évolution : les particuliers peuvent désormais consulter et payer certaines factures de services publics locaux (factures d’eau, cantine scolaire, crèche, ou encore factures hospitalières).

Espace Finances publiques
Un moteur de recherche enrichi par l’IA : tout au long de l’année et particulièrement pendant la campagne déclarative, les usagers utilisent le moteur de recherche présent sur impots.gouv.fr pour obtenir des informations sur la fiscalité ou les démarches à effectuer. Cette année, ce moteur de recherche a été enrichi d’un module d’intelligence artificielle (IA) permettant d’interpréter correctement des questions en langage naturel et même de tenir compte d’éventuelles fautes de frappe. Chaque résultat de recherche est ensuite proposé avec un aperçu du contenu de chaque lien pour mieux guider les usagers, afin qu’ils puissent décider du premier coup d’œil de cliquer ou non sur le contenu pour en savoir plus.
À terme, cet outil proposera, sur demande expresse de l’usager, un « résumé contextualisé » en fonction de sa recherche, notamment en cas de résultats multiples.

La double authentification

Depuis l’été 2025, une double authentification a été mise en place pour sécuriser encore plus l’accès à l’espace Finances publiques sur impots.gouv.fr. Elle consiste en l’envoi d’un code de sécurité à usage unique par courriel à l’issue de la saisie du numéro fiscal et du mot de passe associé. Il ne reste plus à l’usager qu’à renseigner le code de sécurité sur l’écran d’authentification pour pouvoir accéder à son compte fiscal.

Et pour 2027 ?

 Une nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales : la loi de finances pour 2026 instaure la création d’une taxe sur les holdings patrimoniales détenant plus de cinq millions d’euros d’actifs. La mesure cible uniquement la valeur vénale de certains biens dits « somptuaires » non liés à une activité professionnelle, comme les yachts, les véhicules de collection, chevaux de course ou encore les bijoux.
En revanche, sont exclus de l’assiette taxable : la trésorerie, les titres financiers, les participations actives et les œuvres d’art. Le taux de la taxe s’élève à 20 % sur les exercices clos à partir du 31 décembre 2026.

 L’exonération des pourboires est prolongée jusqu’en 2028. Ils ne sont donc pas soumis à l’impôt sur le revenu, ni aux cotisations sociales. Cette exonération concerne les pourboires non imposés aux clients et versés aux salariés en contact avec la clientèle, dont la rémunération mensuelle est inférieure à 1,6 Smic.

Visuel de une : ©DR