SetRecord.ai propose (…)

SetRecord.ai propose aux entreprises d’auditer ce que les IA disent d’elles

L’entreprise sophipolitaine SetRecord.ai lance un programme de six mois permettant aux entreprises de mesurer les informations délivrées à leur sujet par les principaux modèles d’intelligence artificielle, puis d’en suivre la correction. Le dispositif est proposé sans engagement commercial à un nombre limité de sociétés.

Les entreprises commencent à se retrouver face à un nouvel angle mort : ce que les assistants d’intelligence artificielle savent - ou croient savoir - à leur sujet. C’est précisément sur ce terrain que SetRecord.ai, service d’intégrité de l’information face aux IA édité par CaptureValue.ai, lance un programme d’audit et de correction d’une durée de six mois.
Le dispositif, ouvert en octobre 2026 à un nombre limité d’entreprises, vise d’abord à établir un état des lieux des réponses produites par les principaux modèles d’IA. Il s’agit ensuite d’identifier les erreurs ou informations obsolètes, d’en documenter l’origine et de mesurer, dans le temps, l’évolution des réponses. Le programme est proposé sans engagement d’achat.

Un nouvel angle mort pour les entreprises

Le sujet prend de l’importance à mesure que les assistants d’IA s’installent dans les parcours d’achat professionnels. Selon G2, cité par SetRecord.ai, un acheteur B2B sur deux commencerait désormais sa recherche d’un fournisseur dans un assistant d’IA. Gartner projette pour sa part qu’à l’horizon 2028, 90 % des achats B2B seront intermédiés par des agents d’IA. Ces réponses ne reposent toutefois pas uniquement sur les informations publiées par les entreprises. Les modèles peuvent avoir appris à partir d’articles de presse, de bases de données, de sites spécialisés, de documents publics ou d’autres sources tierces. Ces informations peuvent être anciennes, incomplètes ou erronées.
La difficulté est particulièrement visible lorsque les modèles répondent sans effectuer de recherche sur Internet. Dans ce cas, l’information fournie provient de ce que SetRecord.ai qualifie de « mémoire profonde  » du modèle. Les techniques traditionnelles de référencement naturel (SEO), comme celles visant à optimiser la visibilité d’une entreprise dans les réponses générées après une recherche web (GEO), ne permettent alors pas nécessairement d’agir sur cette couche.

Mesurer avant de corriger

Pour répondre à ce problème, SetRecord.ai dit avoir développé une méthode baptisée « Deep Narrative Intelligence  ». Elle consiste à interroger les principaux modèles d’IA avec et sans accès à la recherche web, puis à comparer leurs réponses avec des informations vérifiables. L’entreprise cherche ainsi à distinguer deux phénomènes : ce que le modèle répond lorsqu’il peut aller chercher de l’information en ligne et ce qu’il affirme à partir de ses connaissances internes. Les écarts sont documentés et leur provenance retracée.
Lorsque des corrections sont nécessaires, SetRecord.ai produit des contenus sourcés, après validation par l’entreprise, destinés aux sources susceptibles d’être prises en compte par les modèles. L’objectif affiché n’est pas de multiplier les contenus promotionnels, mais de faire circuler des informations factuelles et vérifiables.

Un suivi sur six mois

Le programme prévoit plusieurs étapes. Dès le lancement, l’entreprise participante reçoit un audit confidentiel des informations associées à son nom dans les réponses des IA, avec les erreurs factuelles identifiées et des captures des réponses concernées. Au bout de six semaines, une première mesure de référence doit permettre d’établir un « Score d’Image IA », décliné par modèle et par langue. L’entreprise pourra ensuite comparer cette référence avec les résultats observés à l’issue des six mois. La durée du programme répond, selon SetRecord.ai, au rythme d’évolution des modèles. Les corrections apportées aux sources ne se traduisent pas nécessairement immédiatement dans les réponses d’une IA dont les connaissances reposent en partie sur des cycles d’entraînement successifs.
« Une entreprise peut aujourd’hui être décrite de façon fausse, ou tout simplement absente, dans les réponses des IA, et personne ne l’en informe », explique Kamel Malek, directeur de SetRecord.ai. Selon lui, le sujet relève à la fois de la communication, de la sécurité de l’information et de la gouvernance. « C’est pour cela que le programme dure six mois : le temps de mesurer un résultat, pas de le promettre », ajoute-t-il.

SetRecord.ai précise qu’aucune information ne sera publiée sans validation de l’entreprise participante et que les directions juridique et sécurité peuvent être associées au dispositif lorsque cela est nécessaire.

Les entreprises souhaitant participer peuvent demander un audit confidentiel auprès de SetRecord.ai.

Visuel de Une : illustration ©DR