Classiques ou actuelles,

Classiques ou actuelles, les tragédies font leur festival

La troisième édition du festival de tragédie, qui a déjà débuté dans l’amphithéâtre des Arènes de Cimiez, se place sous les meilleurs auspices après le succès des deux éditions précédentes : 4 500 spectateurs et un taux de remplissage de 91 %. Jusqu’au 4 juillet sont convoquées les tragédies de notre monde, en cinq spectacles et dix soirées.

Tragédies classiques et contemporaines, comme celle qui aura lieu en bord de mer à Nice, sur une mise en scène de Muriel Mayette-Holtz, d’après un texte de Véronique Olmi, racontant le destin d’une mère seule en précarité sociale.


Un festival pour bien porter son nom ne consiste pas seulement en une série de représentations dans un unique lieu. Autour de cette édition orbite une constellation d’événements gratuits. Sénèque, Eschyle, Muriel Szac, Véronique Olmi feront ainsi l’objet de lectures, conférences, ateliers et autres performances au musée d’Archéologie, au musée d’Art et d’Histoire, salle des Franciscains, jusqu’à prendre de la hauteur à l’Observatoire de Nice, sans oublier les arènes de Cimiez qui furent le berceau de cet événement.

En clôture, les audiences assez déjantées des désormais célèbres procès des grands personnages se tiendront les 20 et 27 juin et le 4 juillet sur le parvis du théâtre des Franciscains. Thésée, Pandore et Clytemnestre sont convoqués à la barre de ce « tribunal ».

En quelques dates


 17 & 18 juin 21h Bord de mer
Création production Véronique Olmi
Mise en scène & scénographie Muriel Mayette-Holtz
Avec Élise Clary
En ouverture de la troisième édition du Festival de Tragédies, Muriel Mayette-Holtz choisit de porter au plateau un chef-d’œuvre de Véronique Olmi : la voix fragile mais puissante d’une tragédie contemporaine, celle d’une mère seule, en grande précarité sociale et psychique, qui emmène ses deux jeunes fils voir la mer. Quelques jours de vacances arrachés à la misère, l’immensité de la mer comme seul horizon.

 23 et 24 juin, Les Suppliantes, nouvelle création de Charles Tordjman, fait entendre la parole d’Eschyle : un chant d’insoumission contre la brutalité et la domination, vieux de 2 500 ans.

- 26 et 27 juin, Bérénice de Jean Racine est mise en scène par Robin Renucci. Titus, ayant à choisir entre l’amour et le pouvoir, ne peut épouser Bérénice. Plateau nu, unique décor des vieilles pierres, pour renvoyer de manière poignnante la langue de Racine.

- Mythique, le 27 juin, à 10 heures et à 18 heures, ce spectacle de l’excellente compagnie B.A.L, s’adresse aussi bien aux petits qu’aux grands, pour évoquer l’univers fabuleux des héros grecs : manipulés par des dieux qui s’amusent, inventent, se trompent, les héros sont pleins d’audace et surtout d’humanité.

1er et 2 juillet, Un jour sans vent, ou le sacrifice d’Iphigénie par son père Agamemnon. C’est une adaptation du texte d’Eschyle par Milène Tournier. Un spectacle fulgurant qui fait résonner les dilemmes d’hier avec ceux d’aujourd’hui. Nous interrogeons nos mythes, l’histoire est convoquée avec nos mots du présent, à travers une vision de femmes : Céleste Germe et Maëlys Ricordeau.

Renseignements sur le site du TNN

Photo de Une ©Les Suppliantes DR