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Lutter efficacement contre la pollution des ports, des solutions viables face à l’urgence !

Passionné par la mer depuis son enfance, et très engagé dans la lutte contre la pollution des océans, Philippe Francqueville, un constructeur naval, a passé presque 8 ans à concevoir le DPOL, une solution de dépollution des déchets de surfaces efficace et complètement adaptable à tous les ports et à leurs contraintes. Face à l’urgence de ce fléau, chaque solution compte !

Sacs plastiques, pesticides, hydrocarbures et autres : la plupart des déchets produits sur la terre ferme aboutissent tôt ou tard dans la mer. WWF évalue ainsi cette pollution à l’équivalent d’1 camion de déchets plastiques déversé dans la mer chaque minute. À elle seule, la France rejette plus de 11 200 tonnes de plastiques en méditerranée dont 21 % reviennent sur les côtes de notre territoire dans l’année. Après plusieurs années de recherche, à travers un outil robuste et adapté aux vrais besoins des sites, le DPOL, conçu par la société Francqueville propose une solution enfin efficace pour lutter contre ce fléau et aider les ports dans leur lutte engagée contre la pollution.

Il y a 9 ans, Philippe Francqueville, passionné depuis son enfance à la Seyne-sur-Mer par la mer et la construction de bateaux, croise le chemin d’un créateur se consacrant alors à l’invention d’un bateau de dépollution maritime. Une rencontre clé qui a déclenché pour ce constructeur le partage d’un rêve, celui de répondre à l’urgence de dépolluer les zones portuaires. Après l’essai de différents prototypes et plusieurs échecs, la quête d’un outil opérationnel s’impose pour Philippe Francqueville. L’urgence est à inventer un système beaucoup plus facile à manipuler qu’un bateau, beaucoup moins cher, un support autonome et facilement déplaçable pour pouvoir être géré efficacement et sans contraintes par les équipes de maintenance des ports. Philippe Francqueville se met alors à travailler sans relâche sur ce projet, multipliant les tests en piscine, travaillant les week-ends et jours fériés, hiver comme été. Après plusieurs années d’efforts, l’évolution de différents prototypes et une phase de tests grandeur nature réalisée grâce à l’aide de la CCI du Var et du Port de Toulon, le DPOL est désormais complètement opérationnel.

Le DPOL ce manoeuvre un peu à la manière d’un cerf-volant. DR Chantier Naval Francqueville

Le DPOL, c’est un système de dépollution par récupération des déchets et des hydrocarbures de surfaces adapté pour les zones portuaires. C’est une petite machine de 35 kg, pouvant se positionner facilement dans tous les coins du port où les déchets s’amassent, avec les vagues et le vent. Taux de ramassage ? 4 kg de déchets par minute. Volontairement conçu sans électronique, pour sa durabilité et sa facilité d’utilisation, elle se fixe au quai via des cordages d’amarrage, se raccorde à un simple branchement électrique (pour éviter une mise sur batterie posant des soucis récurrents de recharge pour les équipes des ports), et consomme peu. Une pompe aspire de l’eau à l’arrière du dispositif pour la restituer sous pression au centre du DPOL. Ce refoulement d’eau claire entraîne un courant de surface de l’avant du DPOL vers l’intérieur du sac receveur, sur une épaisseur d’eau et une distance de plusieurs mètres, qui permet d’attirer dans son filet les détritus. Une fois dans le sac de rétention, ces derniers ne peuvent plus ressortir.

Il est transportable à deux personnes par les poignets latérales. Il se met très facilement à l’eau simplement en le jetant d’un quai ou d’un bateau. Une fois dans l’eau le DPOL peut naviguer avec sa propre propulsion. En retenant la corde sur bâbord le DPOL vire sur Bâbord et pareil pour tribord. Le DPOL ce manoeuvre un peu à la manière d’un cerf-volant. Un fois en place et amarré, le simple branchement du DPOL à la source électrique déclenche l’action de dépollution. Une fois le sac rempli et l’alimentation électrique défaite, le sac s’extrait par la poignée souple à la main ou à l’aide d’une gaffe par exemple.

« Le DPOL, c’est 9 années de travail en pointillé, 7 prototypes, de nombreux échanges avec les ports, des insomnies créatives à n’en plus compter et de nombreuses discussions passionnées, de nos rêves de dépolluer un jour ! Mais aujourd’hui, la machine est prête et nous espérons que notre action permettra enfin à tous les acteurs, ports, pompiers, parcs marins... de dépolluer. Il y a urgence  » explique Philippe Francqueville.

Depuis 2011, la certification européenne « Ports Propres » encourage
les engagements des ports de plaisance en faveur de la préservation
des milieux aquatiques et du développement des activités littorales et
marines. La dépollution des ports en fait partie prenante. Le DPOL est aujourd’hui une solution simple et viable pour lutter aux côtés des ports contre la pollution marine !

Le chantier naval Francqueville est la concrétisation de rencontres et de projets, de rêves de développer des produits adaptés pour ceux qui aiment et travaillent avec la mer tous les jours.

Philippe Francqueville a grandi avec la mer, à la Seyne-sur-Mer, avec son père architecte naval à St Mandrier. Très tôt, il prend conscience de la difficulté de ce monde et de ses enjeux.
Après un séjour de plusieurs années en Polynésie française à dessiner des bateaux, il décide, de retour sur ses terres natales, de concevoir et de fabriquer seul un premier bateau semi-rigide en aluminium. C’est le début de l’aventure de la société Philippe Francqueville. Le bateau semi rigide en aluminium alors conçu, capable de naviguer à 46 nœuds, est toujours propriété de la brigade de police de la Grande Motte et reste produit phare de l’entreprise.
Le chantier naval Francqueville emploie aujourd’hui 15 collaborateurs et a réalisé en 2019 près d’1 Million d’euros de CA. L’entreprise est spécialisée dans la conception et la fabrication de bateaux et semi-rigides en aluminium sur-mesure. L’objectif est d’optimiser la fonctionnalité, l’esthétisme et les aspects techniques du bateau en fonction des attentes de chaque client. Totalement sur-mesure ou conçus à partir d’un modèle existant de la gamme, l’entreprise réalise l’ensemble du bateau dans son atelier de Roquefort la Bédoule, dans les Bouches-du-Rhône : architecture navale, fabrication de la coque en aluminium, fabrication des flotteurs, confection de la sellerie, montage de la motorisation. Une aventure conduite à 2 depuis 2014, avec la présence aux côtés de Philippe Francqueville de France Perrot.

Visuel de Une : le DPOL une solution varoise pour aider à la dépollution plastique DR Chantier Naval Francqueville

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