JO d’hiver 2030 : Décision jeudi ou vendredi pour le pôle glace à Nice
- Par Sébastien Guiné --
- le 21 avril 2026
Le président de la région Sud Renaud Muselier, interrogé mardi matin par ICI Azur, a confié qu’il n’y avait « pas d’ultimatum » dans le dossier niçois mais « un calendrier qui court ». « Un dossier a été présenté au CIO (Comité international olympique). Ce dossier pose un certain nombre de difficultés à M. Ciotti. Il veut néanmoins garder les Jeux et donc nous réétudions d’autres hypothèses », a-t-il ajouté, précisant qu’il existait une « obligation de prendre toutes les décisions d’ici fin avril ». « Nous sommes dans un compte à rebours », a-t-il relevé.
Des hypothèses, faites par les services de la ville de Nice, sont « étudiées techniquement et financièrement ». « On aura les réponses jeudi ou vendredi. Si ces réponses sont positives, on garde les Jeux à Nice. (Sinon) on ne les garde pas, c’est assez simple ». Renaud Muselier a indiqué qu’il était nécessaire d’avoir à Nice « une patinoire entre 10 000 et 15 000 places, accessible, pas loin du village olympique. Il faut que cela rentre dans le budget et que ce soit réalisable en temps et en heure ». Il a également affirmé que ce n’était pas lui qui décidait mais le CIO et que le maire était « souverain dans sa propre commune ».
Ligne rouge pour l’Allianz Riviera
Dans un communiqué diffusé le 17 avril, le maire de Nice Éric Ciotti a rappelé « avec fermeté que l’utilisation » du stade Allianz Riviera constituait « une ligne rouge absolue ». « Engagement de campagne, cette position ne sera pas remise en cause. Il est hors de question de faire peser sur les Niçois des choix contraires à leurs intérêts et à la bonne gestion de l’argent public. Cette pseudo-proposition, qui n’en est pas une, s’apparente à une véritable provocation, a-t-il ajouté. Elle interroge profondément sur l’équité et la transparence du processus décisionnel. Couvrir un stade pour 3 semaines en dépensant 90 millions d’euros est purement ahurissant et témoigne du peu de considération de certains pour l’argent public. » Il a également indiqué que Nice restait « ouverte à un projet alternatif sérieux, construit dans le respect des engagements pris et des deniers publics ». « Si les jeux ne se font finalement pas dans notre ville, l’intégralité de ces sommes, à savoir près de 80 millions d’euros plus environ 5 millions d’euros de fonctionnement pour la patinoire, seront affectées aux équipements de proximité et à une nouvelle baisse des impôts », a-t-il conclu.