Joseph Segura rejoint le mouvement Nouvelle Énergie de David Lisnard et plaide pour « retrouver la liberté d’agir »
- Par Valérie Noriega --
- le 21 avril 2026
Le maire de Saint-Laurent-du-Var, Joseph Segura, a annoncé le 21 avril son ralliement au mouvement Nouvelle Énergie fondé par David Lisnard. Dans un post sur les réseaux sociaux intitulé « Retrouver la liberté d’agir », l’élu justifie son choix de quitter LR et de rejoindre Nouvelle Énergie par la nécessité de redonner « toute sa place à une pensée politique exigeante, lucide et assumée ».
Dans ce document, Joseph Segura estime que « la politique doit retrouver sa profondeur », en se recentrant « sur les idées, des principes, et d’une certaine conception de l’homme et de la société ». Il considère que la France traverse « l’un de ces moments », marqués selon lui par une contradiction entre une demande accrue de protection et un affaiblissement des conditions de la liberté.
L’édile décrit une évolution vers « une société administrée », liée à « la multiplication des normes, la centralisation et la défiance envers l’initiative ». À l’inverse, il appelle à défendre « une société de responsabilité ». C’est dans ce contexte qu’il annonce avoir « décidé de rejoindre Nouvelle Énergie ».
Joseph Segura affirme que le projet porté par David Lisnard « dépasse les contingences partisanes » et vise à « placer la liberté au cœur de tout projet collectif ». Il précise que cette liberté « n’est pas l’absence de règles, mais la condition même de la dignité humaine ».
S’appuyant sur des références intellectuelles comme Friedrich Hayek et Raymond Aron, il met en garde contre « la route de la servitude » liée à une extension du pouvoir étatique et souligne que « la liberté est rare et fragile », car elle implique « des devoirs, des limites, et une exigence morale ».
L’élu local défend également l’idée que « la liberté économique (…) est une des conditions de la liberté politique » et critique un État qui, « là où il prétend tout régir, (…) finit toujours par restreindre les choix, les initiatives, et, in fine, les libertés ». Il évoque le risque d’un « despotisme doux » qui « déresponsabilise les citoyens ».
Dans son texte, Joseph Segura se positionne clairement sur l’échiquier politique en déclarant : « Oui, je suis un homme de droite ». Il appelle cette famille politique à « assumer une vision » fondée « sur le travail, le mérite, l’autorité, la transmission et l’éducation », sans « diluer ses convictions dans des compromis sans cap ».
Enfin, il insiste sur la nécessité de traduire ces principes en actes et estime que « dans un pays fatigué des promesses, il est temps de retrouver une éthique de l’action ». Concluant son engagement, il affirme vouloir contribuer à « redonner à la France la liberté d’agir », afin de lui permettre « de croire à nouveau en elle-même ».