Municipales à Nice : Maintien de la liste de Juliette Chesnel-Le Roux pour le 2nd tour
- Par Sébastien Guiné --
- le 16 mars 2026
La tête de liste d’Unis pour Nice (Écologistes-PS-PCF) a annoncé lundi après-midi avoir déposé sa liste à 14h à la préfecture avant de demander à Christian Estrosi, qui avait appelé lundi matin au retrait de sa liste pour lui permettre de tenter de combler son retard sur Éric Ciotti, à se retirer lui.
« Si Christian Estrosi est un républicain, s’il est un gaulliste, si Christian Estrosi aime véritablement cette ville et ses valeurs, nous lui demandons solennellement de se retirer immédiatement de la vie politique », a-t-elle déclaré à la presse depuis son local de campagne. Elle a auparavant expliqué que le premier fait marquant de ce scrutin avait été le niveau de l’abstention, à plus de 46 % à Nice. « Et ce n’est pas simplement de la lassitude démocratique. C’est aussi le résultat direct du climat épouvantable dans lequel s’est déroulée cette campagne, a-t-elle assuré. Jamais, depuis longtemps, la vie politique niçoise n’avait atteint un tel niveau de tension, d’agressivité et parfois de vulgarité. (…) Cette campagne a été indigne de Nice. » Les enseignements politiques du scrutin sont pour elle la défaite de Christian Estrosi et la montée de l’extrême-droite. Et elle considère que le barrage à l’extrême-droite « ne peut pas être Christian Estrosi » car, estime-t-elle, « la situation actuelle est en grande partie le produit de son propre système politique. (…) Pendant des années, la stratégie a consisté à courir derrière l’extrême-droite, à reprendre ses thèmes, à banaliser ses idées ».
Pressions
En répondant ensuite aux questions des journalistes, elle a confié qu’il y avait eu des appels, depuis Paris, l’encourageant à discuter avec Christian Estrosi. Mais elle n’a pas été contactée directement car elle avait éteint son portable. « Ils ont essayé de faire pression parce qu’ils ne connaissent probablement pas suffisamment bien la vie politique niçoise. Nos responsables nationaux ne font pas pression, ils font parapluie. On leur a bien expliqué la situation niçoise. C’est une décision collective (de maintenir la liste) », a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs reconnu qu’il y avait eu des discussions avec la liste Nice Front populaire de Mireille Damiano mais que cela n’avait débouché sur rien car, assure-t-elle, « ils avaient des exigences assez inconcevables », comme de retirer des candidats socialistes en position éligible sur la liste. « L’objectif n’est pas pour nous d’avoir des places. Ce qui était très important pour moi c’était de faire un point sur l’état de la gauche à Nice et de voir comment on pourrait travailler dans les années à venir ». Mais « négocier des places », cela fait partie « des choses qui font assez magouilles politiciennes et cela ne me convient pas du tout ».