La France confirme sa place de pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers pour la septième année consécutive, selon le baromètre 2026 du cabinet EY.
Dans un contexte international complexe, marqué par des tensions géopolitiques, un ralentissement économique et l’intensification de la concurrence internationale. Le baromètre, publié le 21 mai 2026, recense et analyse les décisions d’investissement étranger en Europe et la perception de la France par les dirigeants internationaux. Ceux-ci apprécient la taille du marché dans l’Hexagone, la capacité d’innovation, la qualité des infrastructures, la disponibilité d’une énergie bas-carbone, et la qualité de la main-d’œuvre. Si, à court terme, 57 % des dirigeants interrogés déclarent envisager un investissement en France en 2026, ils expriment cependant de fortes attentes en matière de lisibilité des politiques publiques, de stabilité politique, de compétitivité-coût, de fiscalité et de simplification administrative. Avec 1 852 projets recensés en 2025, la France devance le Royaume-Uni, qui en compte 730, et l’Allemagne, avec 548. Les investissements accueillis dans l’Hexagone ont généré près de 28 000 emplois, soit une baisse limitée à 4 %, très inférieure à la moyenne européenne (- 25 %). Parmi ces projets, 354 sont des investissements industriels. La France demeure également le premier pôle européen d’attraction des investissements étrangers dans l’intelligence artificielle, avec une hausse de 26 % des projets en un an, tandis que les secteurs des logiciels et services IT, de la défense et de l’énergie bas-carbone figurent parmi les moteurs de cette attractivité renouvelée. Elle progresse aussi dans l’accueil des sièges sociaux, avec une hausse de 17 % en un an, ce qui lui permet de se positionner au 2ème rang européen sur ce point. (source : info.gouv.fr)
Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé le 1er juin 93 milliards d’euros d’investissements étrangers et plus de 15 000 créations d’emplois à l’occasion du 9ème « Choose France ». Un résultat qui dépasse à lui seul les promesses cumulées des huit précédentes éditions du sommet. Ces promesses d’investissements intègrent les 45 milliards d’euros du géant japonais des technologies SoftBank pour son projet colossal de data center d’ici 2031.
Jean-Michel Chevalier - visuel de Une ©DR