La Fédération française du bâtiment (FFB) révise ses prévisions à la hausse mais reste prudente face aux tensions géopolitiques internationales. « L’adoption de la loi de finances pour 2026 change la donne pour le bâtiment. Elle maintient le PTZ, ainsi que le budget alloué par l’Anah à MaPrimeRénov’ et abaisse de 400 millions d’euros par rapport à 2024 la ponction sur les bailleurs sociaux au titre de la Réduction de loyer de solidarité (RLS) » se félicite Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), qui constate aussi la mise en place du dispositif Jeanbrun, avec des effets bénéfiques espérés.
En glissement annuel sur trois mois à fin janvier 2026, les mises en chantier de logements ont accéléré de 24,5% au niveau national selon les chiffres de la FFB. Les constructions individuelles augmentent de 10,6 %, ce qui laisse espérer une croissance de +2,1% en 2026. En revanche, le secteur de l'amélioration-entretien a reculé de - 1,1% en 2025 à prix constants. Et les perspectives pour le premier trimestre sont une baisse d'activité prévue de 1,6% en raison du blocage de MaPrimeRénov’ et de l’attentisme des collectivités avant les élections municipales.
Olivier Salleron a aussi nuancé les bénéfices du nouveau dispositif fiscal, qui « mérite encore des améliorations » avec des contraintes trop lourdes imposées à l’ancien (quotité de travaux de 30%, plus étiquette DPE A ou B à leur issue) et l’exclusion de l’individuel.
Jean-Michel Chevalier (visuel de Une : illustration ©DR)