La baisse de la rémunération du Livret, qui a dévissé en un an de 3 % à 1,5 %, fait le bonheur des bailleurs sociaux qui peuvent désormais emprunter à bon taux pour leurs nouvelles constructions. Leur dette de 164 milliards d’euros (en 2024) étant indexée sur le taux de du livret réglementé, ils rembourseront moins cher. Près de 70 % des logements construits par les bailleurs sociaux sont financés via la Caisse des dépôts et consignation (CDC) qui gère 60 % de l’encours du livret A (près de 450 milliards d’euros).
La CDC prête aux bailleurs sociaux sur le long terme (40 ans en moyenne), les taux étant revus chaque année en fonction de l’évolution de celui du livret A. La rémunération du livret A, étant passée de 0,50 % à 3 % entre 2020 et 2024 avait considérablement alourdi la charge de leur dette malgré des mécanismes d’amortissement pour écrêter une hausse brutale de ces coûts.
Mais depuis l’an dernier, la baisse du rendement du livret A leur a fait économiser 1,5 milliard d’euros de charges. La baisse à 1,5 % taux du livret A au 1er février 2026 n’aura un impact réel sur les comptes des bailleurs que l’année prochaine. La semaine dernière, le gouvernement a annoncé vouloir construire 125 000 logements sociaux par an dès 2026 dans le cadre du plan relance logement dévoilé par Sébastien Lecornu.
Jean-Michel Chevalier - Visuel de Une ©DR